Entre Metal et irrévérence : Ultra Vomit clôt sa tournée des Zéniths aux côtés de Lucie Sue et Harold Barbé
Le 18 avril 2026, la Halle Tony Garnier accueillait une soirée à la croisée des registres, réunissant Ultra Vomit, Lucie Sue et Harold Barbé. Ce rendez-vous marquait la dernière date de la tournée du groupe nantais, porté par son dernier album et une réputation scénique solidement établie.
Après la deuxième édition de Metal Immersion cet après-midi, nous revoici donc ce soir Ralph et moi-même toujours à la Halle tony Garnier pour cette soirée qui s’annonce singulière !
Les forces en présence ce soir
Ultra Vomit

Formé à Nantes au début des années 2000, Ultra Vomit s’est progressivement imposé comme une anomalie réjouissante de la scène Metal française. Le groupe détourne avec une précision d’orfèvre les codes du Death, du Heavy ou du Power Metal, tout en y injectant un humour absurde et volontiers irrévérencieux. Derrière la parodie, la maîtrise instrumentale reste indéniable, permettant à leurs compositions d’osciller entre hommages appuyés et satire assumée. Ce double registre, rare dans le paysage hexagonal, leur confère une identité singulière, capable de fédérer un public bien au-delà des seuls amateurs de Metal.
Lucie Sue

Figure montante de la scène hexagonale, Lucie Sue s’inscrit dans une veine Rock et Metal nourrie d’influences anglo-saxonnes des années 1990. Porté par la chanteuse, guitariste et compositrice éponyme, le projet se distingue par une écriture frontale et une esthétique mêlant Grunge et Metal moderne. Révélée avec To Sing in French (2023), puis confirmée avec Battlestation, elle impose une identité sonore brute et une présence affirmée, en passe de s’ancrer durablement dans le paysage français.
Harold Barbé

Figure singulière de la scène stand-up hexagonale, Harold Barbé s’impose par un ton où l’irrévérence Metal croise une sensibilité à fleur de peau. Chroniqueur sur France Inter, il s’est distingué comme premier humoriste programmé au Hellfest. Son écriture, nerveuse et habitée, mêle humour noir, récit intime et culture Rock, dessinant une voix atypique, à la fois abrasive et profondément humaine.
La soirée
Il est 18 h 35 lors de l’ouverture des grilles et malgré un problème de billetterie, nous pouvons rentrer assez rapidement.

Harold Barbé
Il est vingt heures tapantes lorsque le noir se fait et le son THX iconique se fait entendre pour annoncer l’arrivée d’Harold Barbé ! Il est vêtu d’un t-shirt noir et pantalon de jogging vert métallisé Korn. Il annonce être là pour faire 15 minutes de blagues avant le concert. On en apprend plus sur sa vie, ses problèmes, ses anciens boulots avant de terminer par nous faire redécouvrir de manière assez inattendue différents titres de Slipknot ! Son délicieux petit moment de chauffe prend fin à 20 h 14.
Lucie Sue
À peine une minute plus tard, ça enchaîne immédiatement avec Lucie Sue ! Le groupe est constitué de quatre artistes sur scène avec deux femmes en front dont leur leadeuse éponyme. Le quartette nous régale avec un set Rock intense et rythmé et des temps morts ultra limités entre les morceaux. Il est 20 h 29 lorsque Lucie Sue (la chanteuse et guitariste) nous indique qu’elle est née ici, à Lyon, et que ses parents sont dans la salle. Là, ils viennent du Pays basque où ils habitent maintenant.
20 h 39, le concert s’approche de la fin avec The Race !
20 h 44, « Attention ce n’est pas fini ! » Elle lance un circle pit !
20 h 47, Ride the wired white tiger
20 h 53, c’est l’heure des remerciements et des salves d’applaudissements puis la dernière s’appelle Reckless.
20 h 58, c’est la fin de ce bon moment sur un grand « Merci ! »
Setlist :
- Battlestation
- Bachat Bouloud
- Hush
- Burn Your Candles
- I Will Shit Where You Sleep
- Bela
- Knud
- The Race
- The Famous Last Words
- Ride the Wired Wild Tiger
- Reckless
Ultra Vomit
L’orchestre Ultra Vomit était hier soir en Belgique au Durbuy Rock Festival 2026. À 21 h 25, c’est le début de la séance, mais sans Eddy Mitchell. Les quatre trublions démarrent avec Evier Metal et des flammes qui chauffent la salle ! Puis, Ultra Vomit nous fait passer dans la basse-cour sur « le coq à la coco ». Ce soir, c’est leur dernière date de leur tournée des Zéniths. C’est la plus grosse affluence de leur tournée. On est quasiment à 6666 personnes !
Fétus présente ses camarades : Manard (Emmanuel Colombier), Jojo Framboise (qui ne semble plus vouloir être appelé Flockos) puis Mathieu Bosson.
Juste après, ils apprennent aux membres du public qui ne le sauraient pas déjà à faire les doigts de Metal ! Deux mains géantes de 4 mètres, gonflées, montrent l’exemple de chaque côté de la scène ! Puis c’est la chanson hommage à Motorhead : Quand j’étais petit. À 21 h 42, c’est l’heure de Takoyaki.
21 h 46, Fétus rappelle son opération de l’an dernier à la troisième personne et lance Sonde de bite ! La prochaine chanson est pour les moutons qui croient qu’on vit sur une baballe alors qu’on vit dans le ventre d’un chien géant (leur parodie de Tagada Jones, Nicolas « Niko Jones » Giraudet, co-fondateur de Rage Tour, est justement dans les coulisses).
S’en suivent E-Tron : digital caca, « Tirelipimpon sur le chiwawa » : Mechanical Chiwawa et sur fond de nuages puis de mer : Calojira.
22 h, Il demande « Du bruit pour Harold « fucking » Barbé » enchaîné par « Un tonnerre de triomphe pour Lucie Sue ! » puis du bruit pour ceux qui organisent des concerts Mediatone, Rage Tour, La Halle, les gens du bar, la sécurité, les techniciens et techniciennes du spectacle et leur équipe qui les suit en gala. La prochaine chanson est pour les technars qui au cul du camion boivent leur Ricard Peinard qui finit à 22 h 07 par la grande danse Ultra Vomit.
22 h 09, c’est l’heure des Patatas Bravas, parodie de Crisix.
22 h 11, ils nous servent le café avec Tikawahukwa. Puis, on peut applaudir Gru leur ingénieur lumière !
Fétus s’adresse aux enfants présents en nombre, car le prochain titre va faire un peu peur, c’est une chanson de Black Betal ! Le morceau est Felinus Sanctus. Nous restons ensuite chez les animaux avec un canard blanc sur son trône tout aussi blanc pour Je collectionne des canards, interprété par le binôme de Nicolas Patras (fétus), aka leur merchboy Andreas roi dieu des canards ! Le morceau termine sur une explosion de confettis ! C’est une chanson de 2008, de l’album Objectif Thunes. Ils parlent ensuite de leur premier album : Monsieur Patate qui est vraiment différent de ce pourquoi ils sont connus aujourd’hui. Ils font un medley de cet album grindcore, avec du pig squeal, du growl et I like to vomit ! Ce grand écart prend fin à 22 h 29.
C’est maintenant l’heure de la désormais fameuse Minute Manard ! Jojo passe à la batterie. Manard massacre une chanson pas générée par l’IA, mais par Lio : Les brunes ne comptent pas pour des prunes ! Ça lui a donné soif alors il enchaîne avec Keken ! (Petit fun fact au passage : Manard a chanté l’originale avec Bernard Minet lors d’une soirée grindcore lyonnaise)
22 h 35, Fétus reprend les rênes pour une séance d’hypnose dirigée, tout en imitant un Canadien, sur un spectateur choisit par Flockos Jojo Framboise et finissant en blague de prout pour introduire la chanson GPT (à l’instant).
S’enchaîne ensuite le titre Boulangerie pâtisserie suivi d’une annonce en anglais « UV vs your balls » pour lancer le morceau Mortal Konkass ! Juste après, nous avons droit à la chanson dédiée à Mouss, chanteur de Mass Hysteria : Mouss de Mass (que nous aurons en photo, il ne peut pas venir sur toutes les dates). Sur cette chanson, nous aurons droit à un accroupissement et explosion verticale du public. Puis c’est Dead Robot Zombie Cop From Outer Space 2 incarné sur scène par un personnage dans les 3 mètres de haut.
22 h 56, c’est l’heure des remerciements. « Nous étions Ultra putain de Vomit ! Merci à tous ! », puis le générique de fin défile et termine sur un « The end ? », mais la salle reste noire.
22 h 58 La scène se rallume, les trompettes sonnent le rappel !
« Ahou ! Ahou ! Ahou ! » : c’est Le pouvoir de la puissance !
23 h 03 : le public scande « Une autre ! Une autre ! » Nous aurons droit à l’attendu Kammthaar ! Une fois terminé, c’est de nouveau le noir dans la Halle Tony Garnier. Ils demandent au public d’allumer les lampes de leurs téléphones pour leur parodie d’Indochine : A.N.U.S. qui finit avec des étincelles sur le haut de scène avant la révérence finale.
Un mélange d’anciens morceaux et de ceux du nouvel album avec leur scénographique cinématographique. Ce fut une nouvelle un très bon moment en leur compagnie. Ça a slammé, ça a vibré, ça a mosh-pité, ça a circle-pité pour une belle soirée de communion dans la joie et la musique !
Setlist :
- Evier Metal
- Le Coq
- Doigts de Metal
- Quand j’étais petit
- Takoyaki
- Miction : Impossible (Sonde de B!te)
- Un chien géant
- E-tron (digital caca)
- Mechanical Chiwawa
- Calojira
- Ricard Peinard
- Patatas Bravas
- Tikawahukwa
- Toxoplasma Gondii (Felinus Santus)
- Je collectionne des canards (vivants) (avec le mec des canards)
- Reborn from death / Une souris verte / Phoned to Death / I Like to Vomit (medley album M. Patate)
- Les brunes comptent pas pour des prunes (reprise de Lio pour la Minute Manard)
- Keken (Toujours la Minute Manard)
- GPT (à l’instant)
- Boulangerie pâtisserie
- Mortal Konkass
- Mouss 2 Mass (avec Léa Bouchart)
- Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II (avec Léa Bouchart et un gros Dead Robot Zombie Cop)
Rappel :
- La puissance du pouvoir (avec une longue intro)
- Kammthaar
- A.N.U.S. (End with all guests of the show)
Remerciements
Nous remercions tout particulièrement nos amis de Mediatone et bien sûr Rage Tour ainsi que les équipes de la Halle pour leur accueil tout au long de cette belle journée !
Merci à toi public d’être venu et d’avoir rempli la Halle Tony Garnier !
N’oubliez pas : sans public, pas de spectacle vivant !
Toutes les photos sont l’œuvre de Ralph Gopaul pour Bastringue Corp, @vavador sur Instagram, tous droits réservés.
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