Bridge to Hell 2021 : Seconde journée !

Bridge to Hell 2021 : Seconde journée !

Samedi 11 septembre, il est environ quinze heures et après notre première journée au Bridge To Hell nous voilà de nouveau en route vers l’Espace Soubeyran de Crest dans la Drôme.

En « off » du festival, au skate park de Crest, juste devant la salle qui occupe nos soirées, nous avons droit au « Girls’ Skate Party ».

L’après-midi est occupé par un contest de Skate féminin organisé par Les Skateuses Audacieuses et Ealisy Ride avec le soutien du Crest Skateboard Club.

Nous avons ensuite droit à deux concerts (gratuits) sous le signe du post punk !

16h45 : The Socials attaquent ! Leur verve à l’accent anglais nous fait penser aux sex pistols et nous mets en jambe sous le cagnard ! La scène n’est pas abritée, ils jouent donc en plein soleil, mais sans y mettre moins d’énergie pour autant !

The Socials aux Girls’ Skate Party / Bridge to Hell par Sylvain Foucaud

17h30 : Le Réparateur prend le relais après le changement de plateau. Ce duo aux paroles ressemblant aux vocalises de Didier Wampas nous enchante ! Leur définition : « Une guitare, une batterie et deux grandes gueules pour chanter l’amer constat d’une société pantouflarde plus préoccupée par son profit personnel et son apparence que par les vraies valeurs : le sexe, la drogue et le rock’n’roll. ». Leur énergie est communicante et le public pogote dans la poussière !

Le Réparateur aux Girls’ Skate Party / Bridge to Hell par Sylvain Foucaud

Nous retournons ensuite dans l’espace Soubeyran pour nous sustenter en attendant le début de la soirée métal. Une jolie sélection de « food trucks » est sur place !

19h30 : Oural ouvre le bal pour ce deuxième soir de festival ! Ce groupe strasbourgeois de modern métal a su mettre en jambe le public déjà présent !

Oural au Bridge To Hell par Sylvain Foucaud

Mais où est le chanteur ? Probablement en train de grunter dans le public, depuis la buvette ou carrément depuis le patio ! Tout ceci ayant eu l’effet d’ameuter le public devant la scène. Votre serviteur a d’ailleurs hérité de l’une de ses bières au passage. Merci Arno !

20h30 : C’est au tour des Grenoblois de ANNA de mettre le feu aux planches. Le public est déjà chaud et acquis à leur cause. Ils concluent leur set avec un bon gros wall of death !

ANNA au Bridge To Hell par Sylvain Foucaud

21h45 : Le groupe Shaârghot, à la scénographie cyber-monstrueuse arrive sur scène après un bon moment d’installation ! Ils ont en effet toute une décoration soutenant leurs différents rôles intégrants la mythologie qu’ils se sont créée. Et leurs fans sont là pour eux !!

Débarqué tout droit de son monde cyberpunk, le monstre Shaârghot est apparu dans le paysage musical français avec la subtilité d’un rouleau compresseur. Aidé de ses « Shadows », le Shaârghot cherche à organiser une immense fête et à dynamiter tout ce qui existe sur cette planète. Le groupe d’électro métal indus dévaste tout sur son passage, laissant derrière lui autant de traces de peinture noire que d’hématomes.

Nous avons droit à du laser et de la pyrotechnie en soutiens d’un show orchestré d’une main de maître !

Shaârghot au Bridge To Hell par Sylvain Foucaud

23h40 : Black Bomb A arrive enfin après de rapides balances finales pour clôturer ce festival Bridge To Hell ! Le Metalcore – Hardcore (aussi appelé Crossover) des Nantais se retrouve face à un public chaud et prêt à en découdre.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le crossover est de la musique mêlant la rébellion du punk, l’énergie du hardcore et la puissance du thrash. Si ce style est l’apanage de plusieurs formations américaines célèbres, il a un seul et unique représentant en France depuis 23 ans : Black Bomb A. Avec à son actif 7 albums, 1 EP et 2 DVDs live, la formation a su bâtir une carrière en constante progression autour de son style indémodable. La recette est d’une efficacité absolue : une section rythmique puissante et groovy (RV à la batterie et Jacou à la basse), des riffs à décorner les bœufs (Snake à la guitare), le tout chapeauté par deux chants étonnants : tandis que l’un racle les tréfonds des abysses (Arno pour le grunt en basse), l’autre frôle la crise d’hystérie (Sebastian Poun pour les aigus). A lui seul, ce patronyme est déjà synonyme de mandales. Pas besoin d’en dire plus ! Ce fut la grosse la bagarre dans la fosse !

Black Bomb A au Bridge To Hell par Sylvain Foucaud

Comme hier soir, il est une heure lorsque nous quittons la salle. Nous sommes fourbus et les corps sont un peu endoloris par les pogos, mais ravis de ce festival et des découvertes qu’il nous a permis de faire !

Olivier