Plane’R Fest 2026 : Le Jour #2 ! (Samedi 4 juillet)
Pour celles et ceux qui n’auraient pas vu notre reportage sur le premier jour du Plane’R Fest 2026, il est encore temps pour vous rattraper : https://bastringue.fr/planer-fest-2026-reportage-jour-1
Je vais vous emmener, ici aussi dans notre deuxième journée au Plane’R Fest 2026, toujours en mode Gonzo !
Nous partons de Lyon à 12 h 45, cette fois à trois médias bénévoles dans la voiture (Ralph et moi-même pour Bastringue Corp, Valerio pour Metal Rock Magazine et Ségolène pour Metal Alliance Mag) ! Nous faisons de notre mieux pour soutenir la scène musicale et ses bénévoles !
Le programme du jour
Aujourd’hui, nous aurons de 11 h 30 à 14 h 00 le Diskopero avec Formula Juan.
Puis l’après-midi :
| TERMINAL 1 | TERMINAL 2 | |
| 15 : 00 à 15 : 40 | 111 | |
| 15 : 50 à 16 : 30 | AFTER THE OUTBREAK | |
| 16 : 40 à 17 : 25 | IMPARFAIT | |
| 17 : 35 à 18 : 35 | SMASH INTO PIECES | |
| 18 : 45 à 19 : 35 | CALVA LOUISE | |
| 19 : 45 à 20 : 45 | INSOMNIUM | |
| 20 : 55 à 21 : 45 | KNUCKLE HEAD | |
| 21 : 55 à 23 : 10 | WIND ROSE | |
| 23 : 20 à 00 : 10 | THE BROWNING | |
| 00 : 20 à 01 : 35 | SHAÂRGHOT |
Le déroulé
Formula Juan
Formula Juan est un DJ lyonnais présent pour le diskopero !
Arrivés à 13h50 juste à temps pur voir la fin du set de Formula Juan, à l’ombre sous les filets de camouflage (il y a eu un blindtest, les gagnants ont remporté leurs passes pour l’an prochain).
111
Formé en 2022 entre Lyon et Saint-Étienne, 111 est un trio évoluant à la croisée du Post-Punk, du Punk-Noise et du Rock. Composé d’Emma Cordenod (chant, basse), Yvain Poncet (guitare) et Jules Barras (batterie), le groupe s’est développé principalement sur scène, au sein de la scène indépendante rhônalpine. Sa musique repose sur une formule épurée de power trio, associée à des textes directs et une approche sans artifices.
À 15 heures précises, c’est à 111 qu’échoit la tâche d’ouvrir cette deuxième journée du Plane’R Fest sur la scène Terminal 2. Une mission loin d’être évidente : le thermomètre tutoie les 40°C ressentis, les festivaliers arrivent encore au compte-gouttes et le soleil semble avoir décidé de transformer Montcul en four à ciel ouvert.
La bande-son « You Don’t Like » lance les hostilités, avant qu’Emma Cordenod ne salue l’assistance d’un franc « Bonjour Montcul ! ». Difficile de résister au nom du hameau : à nouveau il deviendra rapidement un véritable partenaire de jeu tout au long de la prestation, pour le plus grand plaisir du public.
Trois minutes plus tard, la chanteuse brise définitivement la glace : « T’es chaud, Montcul ? On s’appelle 111 et on vient de Lyon. Ça s’écrit avec un 1, un 1 et un autre 1 ! » Le ton est donné. Direct, spontané, sans filtre, à l’image de la musique du trio.
À 15 h 09, « No More No More » s’achève sur une forêt de poings levés.
Emma continue alors de jouer avec les festivaliers. À 15 h 13, elle lance avec un humour délicieusement irrévérencieux : « Montcul, t’es mou, on dirait que t’as 50 ans et que t’es pré-ménopausée comme moi ! » Une plaisanterie qui prendra un relief particulier quelques instants plus tard lorsque la musicienne évoquera son âge, bientôt cinquante ans, avant d’aborder avec franchise l’image des femmes, contraintes selon elle d’être perpétuellement belles pour exister, y compris dans le Rock. Un discours parfaitement en phase avec les textes engagés de 111, dont le Punk féministe et antifasciste trouve naturellement un écho auprès du public.
À 15 h 16, la frontwoman relance immédiatement la machine :
« Montcul, t’es prêt ? C’est parti ! »
Elle se met alors à jumper sur scène, rapidement imitée par le public.
Vers 15 h 25, le groupe prend le temps de remercier son équipe ainsi que l’ensemble des organisateurs du festival, avant de repartir de plus belle.
À 15 h 35 vient le moment d’introduire le dernier morceau avec une pique qui fait mouche :
« La dernière a été écrite pour Gérard Depardieu mais ça marche aussi avec Patrick Bruel ! »
Puis, Emma orchestre un improbable Wall of Love, pendant que les bénévoles arrosent généreusement les festivaliers pour leur offrir quelques secondes de répit face à la canicule. How Dare Ya conclut ainsi un set où l’engagement n’a jamais empêché la dérision.
À 15 h 39, 111 quitte la scène comme il l’a investie, avec chaleur et bienveillance :
« Merci Montcul, t’as été incroyable ! Bisous (si consenti) ! »
La bande-son Zou Bisou Bisou de Gillian Hills (1962) accompagne les derniers saluts, tandis que le public applaudit un groupe qui, malgré une météo impitoyable, aura parfaitement lancé cette deuxième journée du Plane’R Fest !
Setlist
- Again of All
- Oh Wow!
- Dear Violence
- Closure (exclu album à venir)
- My Demon (exclu album à venir)
- After of All
- Another Murder (exclu album à venir)
- 61st Second
- How Dare Ya?
Merci au groupe de me l’avoir envoyé si rapidement !
After The Outbreak
After The Outbreak, souvent abrégé ATO, est un groupe de Metalcore né à Lyon en 2020. Porté par des compositions tendues, des mélodies acérées et une énergie scénique nette, le groupe s’est distingué en remportant le tremplin Plane’R Fest 2026. Il aura donc l’honneur d’ouvrir le Terminal 1 ce samedi 4 juillet 2026.
15 h 48 : Une bande-son retentit et le sextette lyonnais entre en scène avec l’envie manifeste de justifier son invitation.
15 h 52 : Le groupe lance les hostilités : « Le prochain s’appelle Red Lake ! On va voir si tu peux jumper ! »
Sous un soleil de plomb, After The Outbreak déverse un Metalcore puissant, entre refrains accrocheurs, breaks massifs et passages taillés pour faire bouger la foule. La poussière s’élève rapidement devant la scène, preuve que le public a décidé de ne pas rester spectateur. !
À 16 h 00, les Lyonnais prennent un instant pour savourer le moment : « L’an dernier on était dans le public et cette année on est sur scène et vous êtes chauds ! Faites du bruit pour les Sonorités de Montcul et Mediatone. Merci à eux de faire tourner la scène locale. »
À 16 h 14, ATO organise un wall of death, transformant le parterre du Terminal 1 en véritable nuage de poussière.
À 16 h 23, « Le prochain s’appelle Iced Heart ! »
Le morceau déclenche un circle pit endiablé, puis le groupe remet une dernière couche avec un ultime wall of death. Malgré l’heure précoce et la chaleur écrasante, l’intensité ne faiblit jamais.
À 16 h 28, After The Outbreak conclut son passage par un vibrant « Plane’R Fest ! », suivi d’une généreuse salve d’applaudissements.
Pour les vainqueurs du tremplin, l’essai est largement transformé : leur première apparition au festival aura été une véritable prise de possession du Terminal 1 !
Setlist
- Black Box
- Red Lake
- Stone Sword
- Escape
- Reaching ut
- Riot
- Wyrd Lon Deis
- Iced Heart
Merci au groupe de me l’avoir transmis si rapidement après le fest !
Le groupe en ligne
Suivre After The Outbreak :
Imparfait
Fondé en 2015, Imparfait est un quartette français qui évolue à la croisée du Rock alternatif et du Metal moderne. Porté par la voix de Prisca Kalengay, le groupe développe un univers où se rencontrent puissance, mélodie et tensions contrastées. Après plusieurs EP puis l’album Telema paru en 2022, la formation a progressivement affirmé une identité sonore personnelle, nourrie par des textes en français et une approche ouverte des esthétiques lourdes contemporaines.
16 h 40 : Menée par une frontwoman, Imparfait permet, au passage, de doubler le nombre de femmes présentes sur scène depuis le début de la journée. Musicalement, le groupe me fait penser par moments à Mass Hysteria, avec cette manière de conjuguer puissance, groove et énergie communicative. Prisca Kalengay y ajoute une présence scénique impressionnante : la chanteuse possède un charisme qui aimante immédiatement les regards et une prestance qui ne laisse pas indifférent !
17 h 10 : La chaleur est intense dans le pit, mais elle n’empêche nullement le public de se déchaîner. Une grosse bagarre a lieu dans le pit, sous l’arrosage bienvenu des bénévoles. Sur scène, Imparfait ne relâche rien et continue d’envoyer une énergie considérable.
À 17 h 17, le concert s’achève sur des remerciements et un « gros big up au fest ! ». Quelle prestance et quelle énergie sur scène, malgré la chaleur intense sur Montcul !
Une superbe découverte sur scène pour ma part ! Imparfait aura livré un set particulièrement physique, porté par une frontwoman magnétique et une musique totalement accrocheuse, donnant envie d’en reprendre une dose une fois le concert terminé. Je ne semble pas être le seul à avoir fortement apprécié, vu la queue à leur merch ensuite !
Setlist
Vous pourrez noter qu’il y a beaucoup de nouveaux morceaux qui arriveront avec leur prochain album :
- FREAKS (nouveau)
- ÉCHO (nouveau)
- ON CRIE ENCORE
- MOLLY CHÉRIE (nouveau)
- LA FETE EST FINIE
- GLITCH II
- SUR LE FIL (nouveau)
- MANGE MORT version live
- HASTA LUEGO
- PAYE PAYE
- RÊVE (nouveau)
- MERCI POUR LA FÊTE (nouveau)
Merci à Bruno et Prisca pour me l’avoir envoyée rapidement !
Smash Into Pieces
Smash Into Pieces est un groupe suédois formé en 2008 à Örebro. Leur musique associe Rock alternatif, éléments électroniques et touches Metal, avec une production très structurée et une identité visuelle marquée. Le groupe est composé notamment de Chris Adam Hedman Sörbye (chant), Benjamin Jennebo et Per Bergquist (guitares), ainsi que The Apocalypse DJ aux percussions électroniques.
À 17 h 38, une bande-son lance le concert. The Apocalypse DJ débarque seul, le visage dissimulé derrière son célèbre masque de robot aux LED rouges. Les trois autres musiciens arrivent peu après, dans une tenue finalement assez classique pour des Metalleux.
À 18 h 08, le batteur se retrouve de nouveau seul pour une nouvelle bande-son et un solo. Une minute plus tard, ses trois camarades le rejoignent pour poursuivre le show.
À 18 h 21, ils lancent : « Tonight we party like it’s 1999 ! ». Le message est clair : Smash Into Pieces est là pour faire la fête, et le public répond présent ! Même la pyrotechnie s’invite au spectacle, ajoutant quelques degrés supplémentaires à une après-midi qui n’en manquait pourtant pas. Mais les flammes font leur effet et renforcent le côté spectaculaire d’une prestation parfaitement calibrée.
À 18 h 24, le groupe s’arrête, sous les acclamations d’un public qui en redemande. « Are you wearing sunscreen ? » lance alors le groupe. Une question plutôt pertinente sous le soleil écrasant de Montcul !
Smash Into Pieces aura livré une prestation maîtrisée, énergique et visuellement accrocheuse, portée par un savant mélange de Metal alternatif et d’électro. Une formule très produite, certes, mais parfaitement assumée, qui donne au groupe une identité singulière et aura largement séduit le public du Plane’R Fest… et moi avec.
Setlist
- Man Or Machine (03min42)
- Venom (03min00)
- Six Feet Under (03min00)
- Glow In The Dark (03min20)
- All Eyes On You (03min07)
- Arcadia (02min51)
- Let Me Be Your Superhero (03min07)
- Heroes Are Calling (03min00)
- Apoc Drum Part (00min45)
- Devil In My Head (03min21)
- Boomerang (03min05)
- – Guitar Solo (01min00)
- Flow (03min59)
- Like This (03min00)
- – Encore Break (01min00)
- Big Bang (03min00)
- Hollow (02min56)
Durée Totale du set 51 minutes 13 secondes.
Merci à Chris Adam, chanteur du groupe, pour me l’avoir envoyée !
Entracte
Juste avant que Calva Louise ne rentre en scène les organisateurs ont lancé un mini concours « incroyable talent » avec notamment du Pig Squeal de notre ami Vilsrik le Sanglier et une petite fille au Saxo. Ils ont offert des passes pour l’an prochain.
Calva Louise
Formé autour de la chanteuse et guitariste Franco-Vénézuélienne Jess Allanic, du bassiste français Alizon Taho et du batteur néo-zélandais Ben Parker, Calva Louise cultive une identité singulière à la croisée du Rock alternatif, du Punk, du Metal et de l’électronique. Porté par un univers visuel élaboré et une approche résolument transfrontalière, le trio s’est imposé grâce à des compositions nerveuses, imprévisibles et riches en contrastes.
À 18 h 44, Calva Louise investit la scène sur une bande-son aux accents techno-industriels. La mise en scène intrigue immédiatement, notamment avec ce clavier monté sur rails qui permet à Jess Allanic de l’escamoter aisément sur le côté lorsqu’elle saisit sa guitare, libérant ainsi l’espace nécessaire devant elle. Un détail aussi pratique qu’ingénieux.
À 18 h 53, nous avons droit à un titre en espagnol : El Umbral. La chanteuse impressionne autant par sa maîtrise vocale que par une présence scénique magnétique.
Le trio affiche également des pancartes « SOS Venezuela », accompagnées de QR codes destinés aux dons (liens plus bas, si vous voulez aider aussi). À 19 h 05, Jess Allanic évoque la tragédie du 24 juin au Venezuela, expliquant qu’elle a, du fait de sa double nationalité, le privilège de pouvoir en parler ici. Elle dédie également le concert à Van Der Dijs, groupe de Metal vénézuélien dont tous les membres ont disparu alors qu’ils étaient en répétition. Le public, très réceptif, accueille son message avec une émotion palpable.
À 19 h 10, Hate In Me relance les hostilités. À 19 h 32, une bonne grosse bagarre embrase la fosse tandis qu’un circle pit se forme, et les slammeurs se succèdent, vaillamment rattrapés par les bénévoles de la Team Licorne.
À 19 h 35, le set s’achève sur Alma llanera de Simón Díaz.
Pour ma part, j’aurai passé le concert scotché aux barrières. C’était tout bonnement excellent. Et, visiblement, je ne suis pas le seul à avoir pris cette claque : Calva Louise s’impose comme l’un de mes coups de cœur du festival. Jess Allanic et Alizon Taho tiennent ensuite le merchandising, où la file d’attente est encore bien présente à 22 heures !
Si vous souhaitez faire un don pour aider les victimes au Vénézuela :
Setlist
- Tunnel Vision
- W.T.F
- El Umbral
- Over The Threshold
- Under The Skin
- Hate In Me
- Impeccable
- Con Corazon
- Lo Que Vale
- Aimless
- Oportunista
Merci à Alizon de me l’avoir envoyée rapidement !
Insomnium
Insomnium, formation finlandaise de Melodic Death Metal, développe depuis la fin des années 1990 une écriture où la mélancolie se fond dans des structures de Metal dense et nuancé. Le groupe privilégie une approche narrative et atmosphérique, marquée par des contrastes émotionnels et une précision instrumentale constante. Sa discographie dessine une trajectoire cohérente au sein du Metal nordique.
19 h 45, une bande-son classique et paisible commence à flotter sur le festival. Une entrée en matière trompeusement sage : à peine les quatre musiciens sont-ils en place que ça shred déjà sévèrement. Face au soleil de la golden hour, Insomnium déploie son Melodic Death Metal avec une intensité qui contraste joliment avec la douceur de la lumière. Markus V. absent pour cette date en raison de problèmes de voyage, c’est Ville qui tient la guitare pour cette soirée, comme le groupe l’avait annoncé la veille.
Le chanteur est également le bassiste ; autour de lui, deux guitaristes et un batteur complètent cette formation à quatre. À 20 h 06, arrive Lilian, avant que Lose to Night ne retentisse à 20 h 15, un titre que les Finlandais n’avaient, semble-t-il, joué qu’une seule fois auparavant en France.
À 20 h 40, le groupe conclut : « Merci beaucoup ! It’s Insomnium from Finland ! » Mission accomplie. Les Finlandais m’ont convaincu, « for sure » ! (Si vous regardez les lunettes du guitariste, vous comprendrez.)
Là encore, de manière assez inattendue, je passe l’intégralité du set devant la barrière. Une bonne partie du temps est consacrée à rattraper les slammers qui déboulent les uns après les autres, jusqu’à un improbable double slam : un enfant allongé sur le dos de son père, lui-même porté par le public. Dans Montcul, les lois de la gravité semblent parfois négociables !
Setlist
- Weighed Down With Sorrow
- Valediction
- Ephemeral
- And Bells They Toll
- Lilian
- Mortal Share
- Lose to Night
- Weather the Storm
- The Primeval Dark
- While We Sleep
- Heart Like a Grave
Ceci, grace à la photo que j’ai pu faire de la setlist donnée à mon amie Céline !
Knuckle Head
Knuckle Head, c’est l’Alsace qui joue les desperados. Ce duo (Jack Crowes à la guitare et au chant, Jock Alva à la batterie) forge depuis 2016 une musique à la croisée du Dark Country, du Stoner Rock et du Blues Rock, revendiquant une esthétique de western poussiéreux et de road trips sans retour.
À 20 h 55, pile à l’heure, la bande-son western de Holsters & Rituals retentit avant l’arrivée du duo. Jock Alva apparaît en peignoir de chambre et jean noir, tandis que Jack Crowes arbore un Marcel noir et un jean tout aussi sombre. Les desperados alsaciens peuvent dégainer !
« Bonsoir à tous », lance le chanteur-guitariste à 21 h 01, avant que le duo ne se mette à envoyer du lourd. Jock Alva martyrise ses cymbales avec une vigueur impressionnante, tout en donnant à l’ensemble cette atmosphère de vieux pub enfumé, entre Blues Rock énervé et Stoner aux relents de whisky.
À 21 h 13, les cloches retentissent, puis un changement de station radio accompagne une évolution vers un style moins Dark et plus énergique. À 21 h 25, Jack Crowes lance : « Je sens que vous êtes chaud ! Est-ce que vous savez faire des circle pit ? Je sais que vous savez ! ». Et effectivement, le public ne demande qu’à se laisser entraîner !
À 21 h 36, le duo annonce la fin prochaine : « On arrive à la fin de ce show. Est-ce que vous en voulez une dernière ? » Le public répond massivement de manière positive ! « La prochaine, vous la connaissez tous ! » Le batteur offre alors du Jack et du vin au premier rang.
La dernière chanson sera leur reprise de Personal Jesus. Les deux musiciens sont déchaînés sur cette ultime salve, tout comme les slams qui se multiplient dans le public !
21 h 45 : fin pile à l’heure sous les applaudissements nourris du public !
Une nouvelle fois (j’avais déjà pu voir le duo au Sylak l’année dernière), j’ai adoré leur style musical et l’énergie qu’ils ont insufflée au set. Leur efficacité est totale et on se prend toujours aussi facilement au jeu. Il semblerait que le public, lui aussi, ait apprécié, vu la queue au merch ensuite.
Rolling Stone France les avait déjà baptisés « Rois de la Dark Country ». Le titre reste amplement mérité !
Setlist
- Ritual
- Faith
- Living Deep Into The Night
- Black City
- Gazoline
- In The End
- The Sword
- Personal Jesus
Merci au duo de me l’avoir transmise !
Wind Rose
Fondé en 2009 à Pise, en Toscane, Wind Rose mêle Power Metal et Folk Metal autour d’un univers puisé dans l’œuvre de J.R.R. Tolkien et plus précisément dans la figure des Nains, dont le groupe tire aussi bien ses textes que son esthétique scénique. C’est en 2019, avec Wintersaga, que le groupe franchit un cap décisif, porté notamment par leur reprise de Diggy Diggy Hole, titre original du collectif américain de YouTubeurs The Yogscast, qui totalise depuis lors plus de 70 millions d’écoutes et de vues toutes plateformes confondues. Leur cinquième opus Warfront (2022) entre dans le Top 10 du classement américain Hard Music Albums, avant que Trollslayer, sixième album paru en octobre 2024 chez Napalm Records, ne prolonge une trajectoire discographique en constante progression.
21 h 48 : Un gros riff retentit sur le Terminal 1 : sans doute les derniers préparatifs du line-check. Cinq minutes plus tard, la bande-son résonne à son tour et, moins de deux minutes après, les membres de Wind Rose investissent la scène pour attaquer avec Dance of the Axes. Dans le public, les pioches gonflables sont déjà brandies : bienvenue au pays des Nains !
À 22 h 13, le frontman lance : « It’s time to raise in the air all the pick axes ! », puis « Going straight in the heart of the mountain », avant cette invitation sans ambiguïté : « Get ready to fight for Dwarf Metal ! » Quelques instants plus tard, « The next song is called Mine Mine Mine ! ». Puis To Be a Dwarf voit même une surfeuse debout sur un crowd-surfer !
À 22 h 31, direction « Ereborn », avant de rencontrer, six minutes plus tard, « the king of all the kings : the King Under The Mountain ! ». À 22 h 44, le groupe appelle encore à rejoindre la bataille : « We want you to join the battle ! » Gates of Ekrund poursuit les hostilités.
Puis vient le moment où le groupe rend hommage à ceux qui font vivre le festival. « The last battle is dedicated to the people in front of the stage because without people there’s no concert, no festival ! », lance le chanteur avant Together We Rise.
À 22 h 55, Wind Rose joue avec les nerfs du public : « Should we play another song ? » Avant de concéder : « We can play a couple of songs more ! » Il fallait bien cela pour arriver au morceau que beaucoup attendaient : I Am a Dwarf, rapidement repris par une foule qui connaît visiblement la suite : « And I’m digging a hole ! ». La fameuse reprise de Diggy Diggy Hole fait mouche, sans surprise.
À 22 h 59, nouveau combat annoncé : « Time for the last battle, are you with us ? » Puis « Jump ! Jump ! Jump ! » Le groupe prolonge le morceau et, à 23 h 02, enchaîne avec Rock and Stone. À 23 h 07, place au « new remix » : le titre revient dans une version techno qui fait encore grimper l’ambiance.
« Le public, c’est le meilleur ! » conclut le groupe à 23 h 09. Des pros de la communication, décidément. Après une dernière photo collective, Wind Rose invite les festivaliers à « enjoy the rest of the night » avant de quitter la scène à 23 h 10, pile à l’heure.
Wind Rose nous aura donc raconté, à grands coups de riffs et de pioches gonflables, une véritable histoire tolkienienne peuplée de Nains et de batailles. Musicalement, les morceaux peuvent parfois donner l’impression de se ressembler, à l’exception notable de la reprise tant attendue. Mais peu importe ! Le groupe maîtrise parfaitement son univers et, surtout, sait fédérer. Sur ce point, la tête d’affiche italienne a largement rempli sa mission, transformant le Terminal 1 en une joyeuse mine à ciel ouvert où, ce soir, tout le monde semblait prêt à creuser.
The Browning
Né en 2005 à Kansas City, Missouri, sous l’impulsion du chanteur et programmeur Jonny McBee, The Browning incarne l’une des propositions les plus radicales de l’Electronicore américain. Le groupe s’est construit sur une fusion assumée entre Metal extrême et musique électronique (dubstep, trance, hardstyle) au sein d’un corpus sonore aussi innovant qu’agressif. Leur premier album Burn This World (Earache Records, 2011) pose les bases d’une formule sans équivalent, affinée sur six albums, dont le récent OMNI (2024) et sa version augmentée OMNI [ULTRA] (2025), publiés chez FiXT.
23 h 20 : Alors que résonne Better Off Alone d’Alice Deejay (titre de 1999), The Browning investit le Terminal 2. Pourtant, contrairement à ce que cette introduction Dance pourrait laisser imaginer, le trio démarre sur un registre nettement plus Metal extrême, teinté d’Indus. Les machines s’invitent progressivement dans la recette et le pit commence à sérieusement s’agiter !
23 h 39 : « Metalheads ! » lance Jonny McBee durant Burn This World.
23 h 54, McBee annonce le retour du groupe en France, notamment à Lyon le 7 novembre prochain, à Ô Totem Live, à Rillieux-la-Pape, avec Abbie Falls et Within Destruction.
23 h 57, leur reprise de Blue (Da Ba Dee) relance les hostilités, avant un dernier morceau annoncé à 00 h 06 : « Last song : Carnage ». Le titre résume assez bien les cinquante minutes qui viennent de s’écouler. The Browning aura livré un set physique, avec un show visuel parfaitement maîtrisé ! J’ai adoré, là encore !
Shaârghot
Shaârghot, né à Paris en 2011 sous l’impulsion du vidéaste Étienne Bianchi, forge un Metal Industriel où machines et tension humaine se répondent. Le son balance entre textures électroniques abrasives, guitares tranchantes et pulsations martiales, tandis que la mise en scène revendique une esthétique cyberpunk.
À 00 h 20, la scène s’illumine et la bande-son démarre. Trois minutes plus tard, Shaârghot fait son entrée sur un show de lumière millimétré.
« Are you ready, Shadows ? » lance Shaârghot à 00h26 avant d’enchaîner sur Let Me Out. Deux danseurs (ou danseuses ?) en créatures cyber-mantes religieuses surgissent dans le dispositif scénique, ajoutant une dose supplémentaire d’étrangeté à une esthétique déjà solidement ancrée dans le cyberpunk.
Kill Your God fait monter la pression, puis vient l’inévitable appel : « Circle pit, circle pit, circle pit ! » À 00 h 40, le public répond sans se faire prier. Cinq minutes plus tard, « Are you alive, Shadows ? » La réponse est évidente : le ballet des crowd-surfeurs ne s’interrompt pas et les réceptionneurs, eux, ne cèdent rien.
À 00 h 53, nouvelle séquence de théâtre cybernétique : le public est invité à s’accroupir tandis que l’un des « démons » du groupe vient inspecter la foule depuis le crash. Puis vient le « Jump » libératoire, accompagné d’un « Save the Great Eye ! » qui achève de plonger le Terminal 1 dans cette étrange dystopie où l’on ne sait plus très bien s’il faut danser, fuir ou simplement obéir.
À 1 h 18, Break Your Body poursuit le travail de sape. « You make me sick and I fuck you up », balance Shaârghot à 1 h 26, avant de jouer avec les codes du rappel une minute plus tard : « The show is over. If you want more song, press 1. » Le public choisit évidemment l’option 1 et obtient Something in My Head.
À 1 h 32, le frontman remercie une dernière fois ses « Shadows ! » Même les créatures les plus improbables ont participé à la fête : l’un de ses « shadows » noirs s’est offert un slam, tandis qu’une licorne géante a elle aussi rejoint le grand ballet des corps en mouvement.
Bien que cela doive faire quatre ou cinq fois que je vois Shaârghot, entre différentes éditions du Bridge To Hell et leur passage au Plane’R en 2022, c’est toujours aussi bon, aussi carré et, surtout, de plus en plus fou visuellement. Les créatures inquiétantes et les deux mantes religieuses géantes ajoutent à cette sensation de spectacle aussi fascinant que légèrement dérangeant, tandis que la musique maintient la foule sous tension jusqu’au dernier morceau.
Une magnifique conclusion pour cette édition 2026 du Plane’R Fest : les Shadows peuvent enfin regagner leurs pénates. Quant aux mantes religieuses, espérons qu’elles auront trouvé de quoi se nourrir sur le chemin du retour.
Si vous avez loupé leur prestation lors du Plane’R cette année, ou bien juste envie de les voir une fois de plus, vous pourrez vous rattraper lors de la 4e édition du Beaujo’Fest en novembre !
Conclusion et remerciements
Une édition de plus s’achève, et avec elle deux journées de Metal, de sueur, de décibels et de rencontres. Derrière les groupes et les concerts, il y a surtout celles et ceux qui rendent ce rendez-vous possible.
Un immense merci aux équipes de bénévoles, à Mediatone, à Baam Production, aux Sonorités de Montcul et à la mairie de Colombier-Saugnieu, sans qui rien de tout cela ne pourrait exister.
Merci également aux groupes, venus faire vibrer les scènes du Plane’R Fest, et une mention toute particulière aux Licornes du Crash, toujours prêtes à réceptionner les slammeurs avec autant de courage que de bonne humeur.
Enfin, merci pour nos accréditations, sans lesquelles vous n’auriez eu droit ni à ce reportage, ni aux photos qui l’accompagnent.
Et une évidence rappelée une fois encore : sans public, pas de spectacle vivant !
Donc merci à toi public d’être venu en masse !
Nous avons déjà la date pour l’an prochain : Les 2 et 3 juillet 2027, Montcul vous ouvrira à nouveau ses portes 🤘
Rendez-vous en 2027 !
Retrouver le festival en ligne
Les réseaux pour suivre le Plane’R Fest :
- Site : https://planerfest.com/
- Évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/877803018005940/
- Page Facebook : https://www.facebook.com/planerfestival
- Instagram : https://www.instagram.com/planerfestofficial/
Toutes les photos sont l’œuvre de Ralph Gopaul pour Bastringue Corp, @vavador sur Instagram, tous droits réservés.
Bastringue.fr est un média sans but lucratif. N’hésitez pas à partager notre article sur les réseaux sociaux afin de nous donner un coup de pouce.



























































































































































































