Titou Mac Fire de Celkilt : l’interview !

Titou Mac Fire de Celkilt : l’interview !

Nicolas Marchand a été notamment surveillant et le chanteur/leader du groupe Wax avant d’entamer en parallèle une carrière solo sous le pseudonyme de Nawo fin 2006/début 2007 avec sa guitare, un archet et un looper électronique. En 2010, il a fondé le groupe Celkilt avec un autre membre de Wax, le batteur Niko, rejoints par Pierric, Loïc et Perrine. Les membres de Celkilt ont beaucoup changé en 12 ans, mais Nico (plus connu sous le pseudonyme mythologique de Titou Mc Fire) en est toujours le leader charismatique. Début 2018, il a fondé en parallèle de Celkilt, le duo The Fallen Birds avec Anaïs Pol (Ana Mc Five dans Celkilt).

J’ai eu le plaisir de l’interviewer brièvement le samedi 16 avril juste avant leur soirée de concert triple : Celkilt + Elmer Food Beat + Les 3 Fromages au Transbordeur.

La version audio qui devait vous être présentée ici n’est malheureusement pas exploitable proprement. Voici donc la retranscription, que j’espère la plus fidèle possible, de cet échange entre votre serviteur et Nico.

Salut Nico ! On se retrouve au transbordeur où vous organisez encore une fois la soirée.

Vu le contexte, ça n’a pas été plus dur que les fois précédentes ?

Si, carrément ! Beaucoup plus dur de communiquer déjà. Tu vois, la dernière fois, c’était il y a trois ou quatre ans. La communication est beaucoup plus chaude. Par exemple, quand tu fais des flyers, il n’y a plus beaucoup d’endroits où les poser, alors qu’il y a quatre ans, il y en avait beaucoup plus. L’affichage a été beaucoup plus compliqué avec les élections. Les affiches sont recouvertes en deux secondes. Donc déjà voilà de toucher les gens, c’était beaucoup plus chaud et en plus on s’est retrouvé dans une situation là où il y a beaucoup de gens qui sont en mode c’est le premier weekend de mai où il fait beau, il y a trois jours, il n’y a pas de pont en mai alors Bam ! Ils se sont cassés. Alors apparemment, Lyon est désert, il n’y a personne, tout le monde est en vacances. Et en plus, il y a le Reperkusound en face, gros festival aussi, ce n’est pas forcément le même public, mais bon voilà. Donc oui, celle-ci c’était plus coton. Mais les gens qui sont là, seront vraiment là et seront contents d’être là et c’est ça le principal !

Plus globalement, qu’est ce que tu écoutes ces temps-ci ?

Beaucoup de folk assez posé, mais aussi quelques trucs qui font plus de bruit. J’ai découvert, un groupe, là il y a deux semaines, qui s’appelle The Scratch. Ils sont quatre, c’est difficile à décrire, je me suis retrouvé un peu dans leurs sons, ils jouent pas mal avec des guitares acoustiques, des rythmiques un peu jig, vachement nerveuses, ils viennent un peu du métal, c’est un peu comme genre du métal trad acoustique, pour décrire le truc. C’est assez improbable, ça défonce. Je suis tombé là-dedans et je n’écoute que ça. Mais sinon dans ma playlist, il y a quinze mille trucs… Ça va de Tori Amos à Damien Rice, à Deftones, à Sigur Rós, à, en français, Ours, je ne sais pas si tu connais Ours, le fils de Souchon. De la super pop à la française, super stylé vraiment classe. Voilà, c’est assez vaste !

Vous êtes en tournée depuis quelques temps, est ce que toi tu as eu le temps d’aller à des concerts ?

Alors, tu sais, j’ai plein de choses prévues, et vraiment, vraiment, beaucoup de choses qui ont été reportées et sur-reportées et tout ça. Je devais voir Biffy Clyro, ici d’ailleurs, au Transbo. Biffy Clyro ça a été reporté en septembre donc je vais devoir être patient. Tori Amos au radiant ça a été reporté aussi. Je devais aller voir Pearl Jam que j’adore à Paris cet été. Je devais aller voir Björk et ça tombe, reporté, un jour où on a un concert. Que des trucs un peu frustrants, tu vois. Mais je pense que tout le monde connait les reports de reports qui sont frustrant pour tout le monde, mais pour nous aussi parce que souvent voilà les vendredi/samedi nous ça tourne. On a une belle tournée de prévue avec Celkilt, je ne sais pas, peut-être une quarantaine de dates donc ça prend du temps aussi et on est moins pour faire des concerts nous-même. C’est frustrant, parce qu’on aime bien.

Est-ce que tu as un souvenir de concert qui t’a marqué (ou plusieurs) ?

J’en ai tellement ! Tu sais, je fais des concerts depuis que j’ai seize ans. Premier festoche, quand j’avais seize ans où on entrouvre un bout de bâche juste avant qu’Igy Pop monte sur scène. Le mec nous signe un truc, nous fille son marqueur et nous dit « I really get to go now » et ça quand tu as 16 ans ça reste ancré là, tu vois ? Je ne sais pas, j’en ai tellement des souvenirs de concerts de fou. À titre personnel, j’avais fait la première partie de Biffy Clyro, qui est un de mes groupes préférés, à Paris à La Maroquinerie, j’étais tout seul avec ma gratte, j’ai fait un concert un peu pourri, mais j’étais super content. Tu vois, grosse satisfaction. Sigur Rós à l’auditorium à Lyon juste, après une rupture, j’ai pris la claque de ma vie, j’ai chialé pendant deux heures, c’était beau. Plein de trucs comme ça.

En dehors de Celkilt, tu as un autre projet en ce moment, c’est The Fallen Birds. Tu peux nous en parler un petit peu ?

Oui ! The Fallen Birds, on est à deux avec Ana dans un trip beaucoup plus posé. C’est un peu folk, ça joue vachement sur les harmonies vocales. On chante quasiment tout le temps à deux. Parce que, au final, quand on chante à deux, il se passe un truc, ça nous fait un truc. C’est un peu l’antithèse de Celkilt, quelque chose de complétement posé… Et c’est vachement bien !

En plus de tout ça, est ce que tu as un rêve que tu aimerais réaliser ?

En fait depuis que je suis gamin, depuis que je suis tout jeune, mon rêve, c’est de faire de la zik, d’être sur la route et d’avoir des gens en face et partager un truc avec des gens, avec du public, avec des potes zikos et je le vis tous les week-ends donc voilà. Je n’en demande pas plus. Je ne suis pas exigeant comme garçon. Voilà !

Tu as un petit mot à dire pour la fin ?

Revenez aux concerts les gens, parce que je sais que pour tout le milieu, c’est compliqué en ce moment. Y’a plein de gens qui ne demandent que ça et qui sont heureux de revenir. Et il y en a plein qui sont encore un peu réticents, qui ont perdu l’habitude, qui passent du temps devant Netflix et qui ont un peu la flemme de sortir ou peur de sortir ou je ne sais pas quoi, mais c’est la vie qui est là en tout cas pour tout mélomane en tout cas et ça fait juste vraiment du bien donc on a hâte de retrouver cet entrain général !

Merci Nico !

N’hésitez pas à aller (re)découvrir les groupes / artistes cités :

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Olivier

"La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil." - Friedrich Nietzsche