Brutal Afterwork #3 (2026) : le reportage !

Brutal Afterwork #3 (2026) : le reportage !

Le 11 juin 2026, la troisième édition du Brutal Afterwork a pris possession de la Grange Vieille. Imaginé par l’équipe du Beaujo’Fest, ce rendez-vous singulier brouille les frontières entre sortie de semaine et festival Metal. Dans le décor brut et authentique de cette ancienne ferme carrée, la proximité avec les artistes, l’esprit de partage et l’énergie des concerts ont façonné une soirée à taille humaine. Un afterwork pas comme les autres, fidèle à sa promesse de riffs lourds, de convivialité et d’intensité live.

Nous y étions pour vous avec l’ami Ralph à la photographie, afin de vous conter cette belle soirée de concerts ! Accompagnez-nous au gré de ce reportage en mode gonzo.

La soirée

Après 1 h 30 de bouchons au départ de Lyon, nous voilà arrivés à 18 h 29 ! Les portes ont ouvert en avance et nous pouvons rentrer aisément avec nos passes media.

Dans l’enceinte de la Grange Vieille, une ferme carrée avec une grande cour centrale, nous avons différents stands :

  • Amelycia (minéraux et spiritualité – Facebook / Instagram)
  • Les mercenaires du désert des larmes (reconstitution historique médiévale – Facebook)
  • Okitsumi (créateurs d’imaginaires www.okitsumi.com ) associé à Okitsumi-tattoo (tatoueur).
  • Le stand de merch du Beaujo’Fest, Au centre
  • Un bar pour se désaltérer (et donner nos deniers à l’association organisatrice)
  • Un stand de burgers et frites, préparés avec amour par les bénévoles, approuvés par nos soins.

Nous aurons droit, tout au long de la soirée, à des démonstrations de combats à l’épée façon médiévale par l’association Les mercenaires du désert des larmes. Également, nous avons des canapés pour se poser tranquillement et des babyfoots pour chiller entre deux sets.

Mess Out

Formé à Lyon en 2018, Mess Out s’inscrit dans une veine Punk Rock contemporaine nourrie d’influences Hardcore et Metal. Entre mélodies incisives, rythmiques tendues et énergie brute, le quatuor a progressivement affirmé une identité singulière au sein de la scène alternative française. Après plusieurs singles et l’EP Kick Me To Death, le groupe a franchi un cap avec la parution de son premier album, We Will Set This Place on Fire, le 15 mai 2026, confirmant la maturité d’un projet forgé autant par le travail en studio que par l’expérience de la scène.

19 h 19 : La bande-son de Mess Out démarre ! La soirée est lancée !

19 h 28 : La prochaine s’appelle Old Days !

19 h 32 : C’est la première fois qu’ils jouent en live le prochain morceau : In The Name Of Faith !

19 h 36 : Le ton se fait plus mordant avec le morceau suivant, chanté en français et adressé à celles et ceux qui qui laisseront aux générations futures un monde plus abîmé qu’ils ne l’ont trouvé : Idiocratie Généralisée.

19 h 40 : Le prochain titre s’appelle Give Our Chance Back, poursuivant sur cette dynamique engagée.

19 h 50 : C’est l’heure de leur morceau en soutien au personnel soignant : Crève, lui aussi en français, avec son refrain sans détour : « Tu crèves la gueule ouverte ! »

19 h 54 : Nous avons droit à une inattendue reprise du titre de Bloodhound Gang : The Bad Touch !

19 h 59 : On arrive sur la fin du set, la prochaine s’appelle Kick Me To Death.

20 h 08 : C’est la fin de ce premier set de la soirée, durant lequel nous avons eu droit à un impromptu et improbable Madisson Metal dans le pit ! Une scène aussi absurde que réjouissante, parfaitement dans l’esprit de cette soirée où l’on est venu autant pour les riffs que pour partager un moment ensemble.

Vous pourrez retrouver Mess Out lors du Volcanic Fest fin juillet.

Setlist

  • One Last Time
  • The Fray
  • Old Days
  • In The Name Of Faith
  • Idiocratie Généralisée 
  • Give Our Chance Back
  • Awake
  • Crève
  • Bad Touch
  • Kick Me To Death
  • We Will Set This Place On fire

Merci à Nicolas de me l’avoir envoyée aussi rapidement !

Nøcide

Logo Nøcide

Nøcide est un groupe savoyard né à Chambéry en 2023, porté par une formation resserrée et une identité déjà affirmée. Leur univers mêle Metalcore, Deathcore et touches plus lourdes, avec un chant brutal, des riffs compacts et une écriture qui cherche autant la tension que l’impact. Le tout dessine un projet récent, mais déjà solidement ancré dans une esthétique intense et sans détour.

20 h 27 : ils lancent la bande son

20 h 34 : Nous aurons droit à leur désormais fameuse reprise du titre APT de ROSÉ et Bruno Mars en version Metal.

20 h 37 : la prochaine s’appelle Burn Out sur laquelle le chanteur demande un circle pit !

20 h 57 : La suivante sera la toute première qu’ils ont sorti : Hollow

21 h 04 : Sur l’ultime titre, la tension accumulée pendant le set explose une dernière fois. Ça pousse, ça tourne, ça se percute. Rien d’hostile, évidemment, mais cette forme de bagarre codifiée que les habitués des concerts Metal connaissent bien.

À 21 h 07, Nøcide quitte la scène après avoir salué bénévoles, techniciens et public.

Au fil du concert, le chanteur et le bassiste sont descendus régulièrement au contact direct du public jusque dans le pit. Les Chambériens ont imposé leur marque de fabrique : un Metal moderne, nerveux, qui refuse de choisir entre efficacité et brutalité.

Nous aurons plaisir à revoir Nøcide notamment lors de la première soirée du SYLAK 2026 (fun fact : entre le soir du Brutal et le moment où ces lignes sont en ligne, en fait, nous les avons déjà revus chez nos amis du Rock N Eat le samedi 13 juin)

Setlist

  • New Dawn
  • Stargazer
  • Moonless Nights
  • APT
  • Burn Out
  • Awake
  • Interlude
  • Happy?
  • No Side
  • Daydreamers
  • Hollow
  • Empty Home
  • The Only Way

Merci de m’avoir envoyé la setlist rapidement !

Red Gordon

Red Gordon est un groupe français originaire d’Auvergne qui façonne un Metal moderne, tendu et physique, à la croisée du Groove, du Metalcore et du Nu Metal. Mené par Tao, le projet s’appuie sur une identité visuelle forte et des textes nourris d’aliénation, de fractures intérieures et de pulsions humaines, avec une présence scénique pensée pour créer une vraie connexion avec le public.

21 h 42 : La batterie de Red Gordon frappe la cour de la Grange Vieille comme un signal de reprise des hostilités. D’emblée, le ton est plus lourd, plus frontal. Le chanteur, semi masqué, impose une présence presque théâtrale, entre anonymat et domination scénique.

Le set s’installe dans un équilibre précis entre groove et hardcore, une tension rythmique qui trouve immédiatement un écho dans le public. Les corps répondent sans délai, le pit se reforme, plus dense, plus compact.

22 h 04 : « Est ce que vous en voulez encore ? » lance le frontman. La réponse ne se fait pas attendre, mais le groupe ne relâche pas la pression.

À 22 h 13, nouvelle consigne : « Séparez-vous en deux ! ». Le message est clair pour les initiés : un wall of death se prépare. La cour s’organise, se divise, suspend un instant sa propre tension avant la collision. Le choc, lorsqu’il arrive, est bref mais explosif, parfaitement contrôlé dans le désordre apparent.

À 22 h 21 : « on arrive à la fin du set faites du bruit pour l’organisation qui a permis de faire venir des groupes comme nous ! Du bruit pour les autres groupes ! », rappelant l’ossature discrète qui rend possible ce type de soirée.

Entre Groove massif et Hardcore tendu, le groupe aura imposé un set à la fois physique et structuré.

Setlist

  • 404.Exe
  • Useless
  • The Nameless
  • Scream Motherfucker
  • Inner Repeat
  • Inside Of Me
  • Deep Breath
  • One More Light
  • Quizzical Mind
  • Suffer Claim
  • Like A Virus
  • Ovnivation

Merci à Tao de me l’avoir transmise !

Juste après le set de Red Gordon, à 22 h 28, nous avons droit à quelques mots du bienveillant dictateur Micka (président du Beaujo’Fest) : « Le Beaujo’Fest c’est une grande famille et il y a trois anniversaires à fêter ce soir ! » Des gâteaux arrivent pour les personnes concernées dans la fosse et les bougies sont soufflées !

Ashed Winter

Logo Ashed Winter

Ashed Winter est un quintette français de Roanne et Lyon, actif depuis 2018, qui pratique un Death Metal Old School mêlé à du Thrash moderne et du Post-Hardcore, évoluant vers un « Tribal Death Groove Metal » unique. Leur album Papa Legba (2024) a été salué comme la révélation française de l’automne par MetalOBS, et le groupe a remporté récemment la Wacken Metal Battle France, ouvrant la voie au festival Wacken. Leur son puissant et mystique unit force sonore et spiritualité ancestrale, créant une identité originale dans le paysage Metal français.

22 h 52 : Ashed Winter lance sa bande-son d’introduction

22 h 54 : Circle pit auto généré, transformant le pit en vortex contrôlé.

23 h 15 : Marie relance le public : « Est ce que ça va toujours ? », remerciements et « un max de bruit ! »

Puis un Wall Of Death massif vient sceller ce moment dans une explosion brève mais parfaitement lisible pour les initiés.

23 h 26 : « Le prochain morceau s’appelle Papa Legba, il est très dansant ! »

À 23 h 37, le groupe pense toucher à sa fin : « Merci à tous c’était Ashed Winter ! » qui termine leur set, mais Micka monte voir le groupe et réclame la tradition du Beaujo’fest : une chanson de plus ! Ils vont nous refaire Papa Legba !

Comme il l’avait promis, le bassiste s’est jeté sur la foule du pit depuis les escaliers, la hauteur de la scène interdisant tout autre sortie spectaculaire. Le geste est brut, instinctif, parfaitement cohérent avec l’énergie de cette fin de soirée.

La machine à uppercuts aura tenu jusqu’au bout : une dernière secousse collective avant la dispersion du public.

Vous pourrez bien sûr retrouver Ashed Winter au Wacken Open Air en Allemagne ou sinon chez nos amis du Bridge To Hell dans la Drôme début septembre.

Setlist

  • In the name of prophecy
  • Illusion of knowledge
  • Criminal for my survival
  • Mass Suicide
  • Ro’y Pytuna
  • Antropophago
  • Papa Legba
  • We Won’t Fall
  • Rappel avec de nouveau Papa legba

Merci de me l’avoir envoyée rapidement !

Conclusion

La soirée a tenu toutes ses promesses, entre énergie brute, headbangs soutenus, moshpits, pogos nerveux et quelques slams bien sentis, dans le cadre singulier de la Grange Vieille et de ses pierres dorées au cœur du Beaujolais. En somme, ce fut une belle communion collective portée par l’intensité des groupes et la ferveur d’un public bien présent.

Merci aux équipes de bénévoles du Beaujo’Fest, sans qui rien de tout cela ne pourrait exister !

Merci aux groupes et merci à toi public qui est venu pour cette date en semaine et à la campagne.

Et une évidence rappelée une fois encore : sans public, pas de spectacle vivant !

Plus loin en ligne

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur l’édition 2026 du Beaujo’Fest dans notre article dédié, en cliquant sur le lien.

Les réseaux pour suivre le Beaujo’Fest :

Toutes les photos sont l’œuvre de Ralph Gopaul pour Bastringue Corp, @vavador sur Instagram, tous droits réservés.

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Olivier

"La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil." - Friedrich Nietzsche