SYLAK Open Air 2026 : Le Jour #1 (Vendredi 31 juillet)
Le SYLAK Open Air retrouve en cette fin juillet 2026 son écrin champêtre de Saint-Maurice-de-Gourdans, dans l’Ain, pour trois jours consacrés aux musiques extrêmes. Du Punk Hardcore au Heavy Metal, en passant par le Death Metal et le Grindcore, sa programmation explore un spectre aussi intense que varié. Porté par l’association The Rock Runners et une équipe de quelque 300 personnes mobilisées sur le site, le festival cultive une atmosphère à taille humaine, où la puissance des concerts s’accorde avec la convivialité du site et la simplicité d’un rendez-vous profondément ancré dans son territoire.
Cet article est le premier d’une série de trois. Les deux autres suivront d’ici peu.
Me revoilà cette année sur place, malheureusement encore sans photographe, pour vous conter mes trois jours de festival en mode gonzo. Nous avons décidé d’arriver la veille avec mon groupe d’amis et avons loué (avec nos deniers personnels) un bungalow au Camping des Plages de l’Ain, idéalement situé à 500 mètres de l’entrée du festival. Cette arrivée anticipée me permet de me rendre sur place dès 11 heures pour retirer mon bracelet d’entrée (transparence : j’ai une accréditation donnée par le festival à ce niveau-là) et charger le système de paiement cashless intégré (toujours avec mes propres écus).
Au programme aujourd’hui
Ouverture des portes 16 h 30
- 17 h 15 – 17 h 50 : Psyclons
- 18 h 20 – 18 h 55 : Face 2 Fake
- 19 h 25 – 20 h 05 : Nøcide
- 20 h 35 – 21 h 10 : Embrace Your Punishment
- 21 h 40 – 22 h 20 : Locomuerte
- 22 h 50 – 23 h 35 : Gorod
- 00 h 05 – 01 h 00 : The Casualties
Déroulé
Le vendredi, une scène plus petite est installée pour organiser la traditionnelle soirée mousse, pendant que les équipes terminent d’installer la grande scène pour les deux jours suivants. Nous aurons sept groupes ce soir !
Psyclons

Formé à Lyon en 2017, Psyclons s’inscrit dans la lignée de la Fusion Metal/Hip-Hop des années 1990. Nourri par Rage Against The Machine, Downset. ou Body Count, le groupe mêle riffs lourds, groove tendu et flow incisif. Une musique physique et sans détour, où l’énergie du Metal rencontre une approche urbaine et un engagement frontal.
Les potos de Psyclons ont l’honneur et le privilège d’ouvrir cette édition 2026 du SYLAK ! Je me devais donc d’arborer leur t-shirt pour la soirée et d’être présent contre la barrière !
Chargé d’ouvrir les festivités à 17 h 15 précises, le quartette lyonnais ne perd pas une seconde. Dès les premières mesures de FDP, Psyclons impose son mélange de riffs massifs et de flow percutant, devant un public déjà particulièrement nombreux pour une ouverture de festival.
Le voyage se poursuit avec Stand Against, l’un des premiers morceaux composés par le groupe à ses débuts en 2017, avant qu’un titre interprété en espagnol ne fasse monter la température. Une première vague de mousse vient rapidement recouvrir le pit, ajoutant une touche de folie à une ambiance déjà particulièrement festive.
Après un chaleureux « C’est génial d’être ici avec vous ! », Manu, le chanteur, change de registre en évoquant le génocide perpétré au Guatemala, son pays d’origine. Il présente alors ¿Juan dónde estás?, un morceau dédié aux disparus.
17 h 34 : Dans le pit, l’agitation ne faiblit pas. C’est la bagarre, tandis que Psyclons enchaîne avec Mantra on War, un nouveau single annoncé comme une dénonciation des villages détruits par des militaires « qui ne savent pas penser avec le cœur ». Le message est sans équivoque, tout comme le slogan lancé quelques instants plus tard : « Psyclons against the war! »
Les premiers slams de cette édition 2026 se succèdent à partir de 17 h 42, parfaitement réceptionnés par la désormais incontournable Team Licorne, chargée de la sécurité devant la scène. Deux minutes plus tard, le groupe annonce déjà son ultime morceau, remerciant chaleureusement les festivaliers pour leur accueil.
Mais l’histoire ne pouvait pas s’arrêter là. Alors que l’horloge approche de 17 h 50, un dernier « Merci ! Une petite dernière ! » déclenche un ultime sursaut d’énergie. Sous une nouvelle pluie de mousse, Psyclons orchestre le premier Wall Of Death du SYLAK, offrant une conclusion aussi spectaculaire que fédératrice à son passage.
Mission accomplie pour les copains de Psyclons, qui auront mis le feu et lancé cette soirée du premier jour du SYLAK 2026 !
Setlist
- FDP
- Stand Against
- Avaricia
- ?Juan donde estas¿
- Mantra of War
- Eye for an eye
- Y.A.W.Y.O
Note : Mantra of War n’est pas encore sorti ! Il arrive à la rentrée sur toutes les plateformes une fois que le mix sera terminé.
Merci au groupe de me l’avoir transmise rapidement !
Face 2 Fake
Formé à Lyon en 2013, Face 2 Fake développe une fusion Metal nourrie de Hip Hop, de Rock et d’électro. Dans la lignée de Rage Against the Machine ou HED PE, le groupe privilégie les riffs massifs, le groove et une approche vocale incisive. Après plusieurs EP, Face 2 Fake a publié F2F en 2024, affirmant un son dense et frontal, pensé autant pour l’impact que pour le mouvement.
À peine le temps de souffler après Psyclons que le ciel décide d’ajouter sa propre contribution au spectacle. Déjà présente durant l’inter-scène, la pluie redouble d’intensité lorsque Face 2 Fake investit la petite scène à 18 h 20. L’introduction électronique est lancée au clavier. Deux minutes plus tard, c’est l’arrivée du reste du groupe et un enthousiaste « Bien le bonjour, le SYLAK ! ».
Le quintette ne tarde pas à rappeler ses origines. « On s’appelle Face 2 Fake, on est de Lyon ! », lance le chanteur avant que le pit ne s’anime sérieusement. Sous une pluie toujours plus soutenue et les traditionnelles projections de mousse, les premiers rangs se transforment rapidement en une immense mêlée, aussi énergique que bon enfant.
« Est-ce qu’il y a de l’amour ici, SYLAK ? » demande le frontman. La réponse fuse immédiatement des festivaliers. « Oui ! On le ressent jusqu’ici ! »
Au fil du set, Inside Me, Stay With Me, puis My Dream My Rule confirment l’efficacité de cette Fusion Metal musclée, où les riffs lourds s’entremêlent aux influences Hip Hop et électroniques. Puis, comme si la pluie et la mousse ne suffisaient pas, plusieurs ballons gonflables font leur apparition au-dessus du pit !
À 18 h 55, le groupe conclut son passage avec simplicité : « On a passé une super soirée avec vous. Passez un putain de festival, merci à tous ! »
Après plusieurs années à les suivre et à écrire sur leurs titres, c’était enfin l’occasion pour moi de découvrir Face 2 Fake sur scène. Le groupe n’a pas déçu ! Porté par un public totalement acquis à sa cause, il a livré une prestation dense, intense et remarquablement maîtrisée, confirmant que la scène lyonnaise de Fusion Metal possède décidément de solides représentants !
Vous pourrez les retrouver lors du festival Bridge To Hell 2026 !
Setlist
- Intro Electro
- Let’s party in the storm
- Born to fight
- With Love
- Sur in fil
- Inside me
- Stay with me
- Somewhere else
- My dream My rule
- King size
Merci à Cyril, un des deux guitaristes du groupe, de me l’avoir envoyée rapidement !
Nocide

Formé à Chambéry en 2023, Nøcide évolue entre Metalcore et Deathcore, en associant riffs mélodiques, passages atmosphériques et déferlantes de lourdeur. Son premier album, Resilience (2024), explore les différentes étapes du deuil à travers une musique aussi intense qu’intime. Le groupe affirme ainsi une identité où la brutalité des breakdowns côtoie des respirations plus nuancées, sans jamais perdre de vue l’impact émotionnel de ses compositions.
À 19 h 25, les cinq Savoyards apparaissent sur scène vêtus de noir, dans une esthétique aussi sobre qu’efficace. Le chanteur arbore un t-shirt Crève orné d’un chat à l’allure démoniaque, tandis que le batteur affiche un surprenant chapeau de paille évoquant immédiatement celui de Luffy dans One Piece.
L’introduction retentit, un simple « SYLAK ! » fuse dans le micro, et le pit explose instantanément.
Porté par une double pédale omniprésente et des breakdowns particulièrement percutants, Nøcide impose d’entrée un rythme auquel le public répond sans la moindre hésitation. Burn Out, deuxième morceau du set, confirme la capacité du groupe à conjuguer puissance et mélodies.
À 19 h 32, le chanteur réclame les premiers slams de son concert, avant d’enchaîner avec Hollow, présenté comme le tout premier morceau composé par le groupe. Les « Jump ! » et « Je veux vous voir bouger ! » lancés quelques instants plus tard trouvent immédiatement leur écho devant une fosse déjà en ébullition.
« J’invoque Bruno Mars ! » avant d’accueillir Loïc « Loxiput », chanteur d’Eight Sins. Ensemble, ils interprètent leur reprise survitaminée de APT ! À peine la reprise terminée, un nouveau Circle Pit est réclamé.
À 19 h 55, le chanteur fait ouvrir la fosse en deux, descend au plus près de la crash barrière et lance un imposant Wall Of Death.
« Merci à tous, c’était Nøcide ! » lance-t-il à 20 heures, avant une photo souvenir immortalisant cette première participation au SYLAK Open Air.
S’il fallait résumer ces quarante minutes en une image, ce serait sans doute celle d’une prestation sans concession, portée par un groupe en pleine confiance et un public qui n’a jamais cessé de répondre présent ! Ce fut pour moi un vrai plaisir de les revoir !
Setlist
- Intro
- Stargazer
- Burn Out
- Moonless Nights
- Hollow
- Empty Home
- Happy?
- APT
- No Side
- Daydreamers
- The Only Way
Merci à Simon, guitariste du groupe, de me l’avoir transmis si rapidement !
Le groupe en ligne
Les réseaux pour retrouver Nøcide :
Embrace Your Punishment

Originaire de Valenciennes, Embrace Your Punishment évolue depuis 2009 dans un Slamming Brutal Death qui puise autant dans la précision de Dying Fetus et Misery Index que dans l’impact du Hardcore. Le groupe y injecte une dimension groovy héritée de Pantera et Crowbar, sans perdre de vue la brutalité propre au genre. Une formule dense et physique, où la technicité se met au service de l’efficacité.
Après la déferlante Metalcore de Nøcide, changement radical d’atmosphère sur la petite scène du SYLAK. Une introduction sonore mystique et solennelle installe progressivement une tension presque inquiétante avant l’arrivée d’Embrace Your Punishment. Puis, sans détour, le chanteur du quartette lance un puissant « SYLAK ! »
Dès les premières minutes, le groupe impose son Slamming Brutal Death sans chercher à ménager son auditoire. Les appels au Circle Pit se succèdent dès 20 h 39, accompagnés de quelques éructations particulièrement sauvages, tandis que la fosse répond immédiatement présente. Sous la mousse toujours bien installée devant la scène, le public transforme l’espace en zone de turbulence permanente.
À 20 h 44, le chanteur prend quelques secondes pour s’adresser aux festivaliers : « Est-ce que tu passes un bon début de festival ? »
Musicalement, Embrace Your Punishment ne laisse que peu de répit. Les riffs épais, les accélérations brutales et les passages plus groovy s’enchaînent avec une précision implacable.
À 20 h 52, le groupe déclenche un Wall Of Death jusqu’à la régie ! Sur scène comme dans la fosse, l’engagement est total !
Si leur univers musical s’éloigne davantage de mes affinités personnelles que les formations précédentes de cette première journée, impossible de nier l’efficacité du groupe sur scène. Embrace Your Punishment a livré un set massif et sans concession, porté par une fosse toujours pleine et un public particulièrement réceptif à cette décharge de brutalité.
Setlist
- Sample + Intro Slam
- Ascension
- Worthless Hound
- Aeons of fire
- Sample Fear
- Fear The Wolves
- Allegiance
- Fallen Kingdom
- Intro album Nameless
- Human warfare
- Alone in this pit
- Nameless king
Merci à Geo & EYP de me l’avoir envoyée !
LocoMuerte
Originaire d’Île-de-France et formé en 2009, LocoMuerte revendique un Thrash Punk Crossover Chicano où les riffs incisifs et le groove latino se conjuguent au chant en espagnol. Nourri par Suicidal Tendencies, Anthrax, Agnostic Front (que nous retrouverons demain sur scène) et Motörhead, le groupe s’est forgé une solide réputation scénique, avec plus de 180 concerts au compteur.
À peine le temps de rejoindre la scène que LocoMuerte prend tout le monde de court en démarrant son concert avec quelques minutes d’avance. Fidèle à sa réputation, le groupe entre immédiatement dans le vif du sujet, panneau « Circle Pit » à la main !
« Salut les maniaques du SYLAK ! » lance le chanteur à 21 h 44, avant de laisser parler leur Thrash Punk Crossover aussi nerveux que festif. Au-dessus du pit, plusieurs crocodiles gonflables commencent à surfer de main en main.
21 h 50, le groupe rend hommage à Ozzy Osbourne avec Demonios. « Tout le monde, les doigts en l’air ! » demande le chanteur, aussitôt suivi par des centaines de bras dressés vers le ciel. Quelques minutes plus tard, il réclame l’ouverture de la fosse : « Open up ! Ouvrez-moi ça ! On veut de la mousse ! » Sous une nouvelle déferlante de mousse, un Wall Of Death se met en place avant de laisser place à une joyeuse mêlée.
« SYLAK, tu es vraiment loco ! », lance le frontman entre deux morceaux, avant d’inviter Loïc à le rejoindre sur Barrio. Une nouvelle apparition remarquée du vocaliste d’Eight Sins au cours de cette première journée, accueillie avec enthousiasme par un public toujours aussi réceptif.
À 22 h 02 : « Faites du bruit pour la sécu ! Sur la prochaine, on veut plein de slammers ! »
Le final réserve encore quelques surprises. « Est-ce que vous voulez un cadeau ? Ce cadeau, c’est le secret du bonheur… ¡Ahuevo! » lance le chanteur, avant d’en livrer sa propre définition : « Ça veut dire : on s’en bat les couilles ! ». Ce cri de guerre, hérité de l’argot mexicain et revendiqué par le groupe comme une invitation à lâcher prise, résume finalement assez bien l’état d’esprit de LocoMuerte : ne jamais se prendre trop au sérieux !
Le concert s’achève comme il avait commencé, dans une ambiance de fête permanente. « SYLAK, t’as été incroyable ! Merci beaucoup ! ¡Muchas gracias! » lance le groupe avant la traditionnelle photo finale.
Après la violence sonore d’Embrace Your Punishment, LocoMuerte a offert un visage plus festif, sans rien perdre de son intensité. Entre les Circle Pits, les Wall Of Death, les slams, les crocodiles gonflables… et même une improbable Macarena improvisée, ce fut un grand plaisir de revoir El Locos !
Setlist
- BANDOLERO
- PARANO BOOSTER
- Fiesta Mosh
- LA BRIGADA
- DEMONIOS
- Thrash
- RONQUE
- Chante
- BARRIO
- Gracias Rodeo
- MI FAMILIA crocos
- Dla bonne came
- LOS NARCOS
- Ahuevo
- LA VIDA LOCA
Merci à Nico Loco, bassiste du groupe, de me l’avoir envoyé rapidement !
Le groupe en ligne
Les réseaux pour retrouver LocoMuerte :
Gorod
Formé à Bordeaux à la fin des années 1990 sous le nom de Gorgasm, puis rebaptisé Gorod en 2005, le groupe développe depuis plus de deux décennies un Technical Death Metal à la fois complexe et très travaillé. Son parcours l’a conduit sur de nombreuses scènes internationales, aux côtés d’Obscura, Immolation ou The Faceless, mais aussi au Hellfest et au Maryland Deathfest. De l’Europe au Japon, en passant par l’Amérique du Nord, Gorod a progressivement construit une solide réputation scénique.
À 22 h 50 précises, Gorod prend possession de la scène sans la moindre introduction superflue. Les Bordelais plongent immédiatement le public dans leur univers.
À 23 heures, le chanteur Julien « Nutz » Deyres interrompt brièvement le concert pour évoquer un sujet plus personnel. Il revient sur l’annulation de leur prestation prévue la semaine précédente au Panic Fest, conséquence des incendies qui ont durement touché leur région d’origine, la Gironde. Visiblement ému, il remercie le public pour les nombreux messages de soutien adressés au groupe au cours de ces derniers jours. Une parenthèse sobre, accueillie par de chaleureux applaudissements.
Le concert reprend aussitôt son cours. À 23 h 08, Julien annonce un retour « une dizaine d’années en arrière »
À 23 h 33, le chanteur annonce avec le sourire : « C’est la tradition, on termine toujours par celle-là ! » Une ultime déferlante conclut le set avant un sobre « Merci SYLAK ! » lancé quelques minutes plus tard.
Puis, contre toute attente, les dernières notes de Death Metal laissent place à A.I.E. (A Moun’La) de La Compagnie Créole, diffusé sur la sono tandis que les musiciens quittent la scène. Un contraste aussi inattendu qu’amusant, qui arrache quelques sourires aux festivaliers avant de refermer cette première journée.
Le Death Metal demeure loin d’être le registre que j’écoute le plus volontiers. Pourtant, difficile de ne pas saluer la prestation de Gorod. Même sans être familiers du Technical Death Metal, difficile de rester insensible à une telle qualité d’interprétation. D’une précision remarquable, le groupe a livré un concert aussi exigeant qu’efficace. Une impression visiblement partagée par de nombreux festivaliers, dont certains découvraient le groupe ce soir-là et semblaient tout aussi impressionnés par la qualité de sa performance.
Setlist
- Wolfmond
- Bekthen’s curse
- Savitri
- The axe of god
- The path
- The orb
- We are the sun gods
- Birds of sulfur
- Disavow your god
Merci à Ben de me l’avoir envoyée !
The Casualties
Formé à New York en 1990, The Casualties perpétue une vision rugueuse et frontale du Street Punk, nourrie par le Hardcore et le Punk britannique. Dès ses débuts, le groupe revendique l’héritage du Punk Hardcore des années 1980, qu’il traduit par un son rapide, abrasif et sans fioritures. Des albums comme For the Punx (1997) et On the Front Line (2004) ont marqué son parcours. Après plusieurs changements de line-up, The Casualties réunit aujourd’hui Jake Kolatis à la guitare, Meggers à la batterie et Rick Lopez à la basse.
Prévu à 00 h 05, The Casualties se fait légèrement attendre, avec un line-check qui se prolonge, tandis que quelques sirènes d’alarme retentissent brièvement dans la nuit. Une fausse alerte qui ne viendra finalement pas perturber la conclusion de cette première soirée.
À 00 h 14, les premières notes de Somebody Put Something in My Drink des Ramones retentissent dans les enceintes. Un choix parfaitement cohérent pour préparer l’arrivée d’un groupe qui porte depuis plus de trente ans l’héritage du Punk new-yorkais. Deux minutes plus tard, The Casualties investit enfin la scène !
Visuellement, impossible de passer à côté du duo formé par les deux figures centrales du groupe. Le guitariste Jake Kolatis arbore une impressionnante crête rose d’une trentaine de centimètres, tandis que le chanteur Rick Lopez lui répond avec une crête rouge à peine moins spectaculaire.
« Are you alive ? » lance le chanteur à 00 h 20, avant d’enchaîner avec People Over Power. À plusieurs reprises, Rick Lopez quitte la scène pour rejoindre directement le cœur du pit. Il y déclenche notamment un nouveau wall of death, invitant les festivaliers à repartir « one more time » dans une ultime collision collective.
À 00 h 45, le chanteur interrompt quelques instants le concert pour une raison plus festive : « It’s our tour manager’s birthday and we need your help ! » Le public est alors invité à souhaiter un joyeux anniversaire à Primouth (j’espère ne pas écorcher son nom).
Quelques minutes plus tard, le groupe remercie le public en français avec un « Merci beaucoup ! » avant d’introduire Ashes of War, morceau écrit en collaboration avec le groupe de Punk Rock amérindien 1876. Le chanteur encourage alors la foule à sauter ensemble sur Ashes of My Enemies.
Après Pigs on Fire, interprété en espagnol et en portugais, The Casualties enchaîne avec Unknown Soldier, sur laquelle le public reprend en chœur le « Owoho Owoho » qui a rythmé le morceau.
Puis vient My Blood, My Life, Always Forward, introduit par une phrase qui pourrait presque résumer la philosophie du groupe : « My blood, my life is always in a circle pit ! ». Une dernière invitation au mouvement avant que Rick Lopez ne lance un ultime appel : « Alright, put your hands up ! ». Le chanteur plonge alors dans la foule pour un dernier slam avant de conclure simplement par un « Merci beaucoup ! ».
Une minute plus tard, le concert s’arrête net, laissant place à Cobra : Des lieux associatifs pour les jeunes, diffusé sur la sono pour accompagner les derniers départs du public.
Pour cette première journée du SYLAK 2026, difficile d’imaginer une meilleure conclusion. Je dois l’avouer : je ne connaissais pas réellement The Casualties avant cette prestation, mais leur passage sur la petite scène du vendredi soir a constitué une excellente surprise. Un Punk hautement festif, généreux et totalement tourné vers le public. Les New-Yorkais ont refermé le premier chapitre du festival avec une énergie communicative et un joyeux chaos parfaitement maîtrisé.
Setlist
- Detonate
- Ugly Bastards
- Get Off My Back
- People Over Power
- For the Punx
- Criminal Class
- Brick By Brick
- 1312
- Allies and Assassins
- Borders
- Riot
- System Failed Us…Again
- Punk Rock Love
- Ashes of War
- Tomorrow Belongs to Us
- Ashes of My Enemies
- Pigs on Fire
- Unknown Soldier
- My Blood, My Life, Always Forward
- We Are All We Have
Merci à Mark, leur manager, de me l’avoir envoyée !
Conclusion Jour 1
Une soirée intense !
Cette première journée du SYLAK Open Air 2026 aura offert une belle diversité de styles et une énergie constante devant la scène. Le public a répondu présent, la fosse n’a jamais cessé de bouger et l’ambiance était déjà pleinement installée dès ce vendredi soir.
Il est maintenant 1 h 45, il est temps pour moi de dormir !
À demain SYLAK !
(l’article sur le jour 2 sera prochainement mis en ligne)
Retrouver le festival en ligne
Les réseaux pour suivre le SYLAK Open Air :
- Site : https://www.sylakopenair.com/
- Page Facebook : https://www.facebook.com/sylakopenair
- Évènement Facebook Officiel : https://www.facebook.com/events/1834533543935098/
- Instagram : https://www.instagram.com/sylakopenair/
Bastringue.fr est un média sans but lucratif. N’hésitez pas à partager notre article sur les réseaux sociaux afin de nous donner un coup de pouce.