Le Gros 4 à la Halle Tony Garnier ! [Concert]

Le Gros 4 à la Halle Tony Garnier ! [Concert]

Après un mois d’attente, le temps de réussir à récupérer les photos pour les partager avec vous, voici enfin le tant attendu live report du Gros 4.

Originellement, le Big Four fut une tournée mythique des quatre groupes les plus influents du thrash métal américain, à savoir Metallica, Megadeth, Slayer et Anthrax.

Le Gros 4 ça devait être le Big Four à la française en version groupes de chez Rage Tour. Un des groupes, nommément No One Is Innocent, a malheureusement dû annuler sa tournée pour causes judiciaires (annonce sur leur page Facebook). Ce qui fait qu’au final, seuls trois des groupes prévus initialement font partie de cette soirée (Mass Hysteria, Tagada Jones et Ultra Vomit). Lors de cette soirée lyonnaise, ils furent accompagnés par The Foxy Ladies venu en renfort !

De base, la règle de cette tournée de huit dates est simple : même durée de concert pour chaque groupe + ordre des groupes différent tous les soirs = une soirée unique pour chaque Zénith !

En ce samedi 28 mai 2022 au soir, nous étions à la Halle Tony Garnier à Lyon (ou avait lieu dans l’après-midi la convention Métal Immersion que nous avons couverte pour vous).

Présentation des groupes (dans l’ordre de passage de cette soirée)

The Foxy Ladies

Le groupe de rock aux influences grunge, punk et métal est originaire de Lyon.

Ce quatuor majoritairement féminin tire son nom du célèbre titre d’Hendrix Foxy Lady tel un hommage, mais aussi une provocation Rock’n’roll, se moquant par la même des clichés et ramenant ainsi le rock à un essentiel Wild. Le trio initial exclusivement féminin Gabi (Gabrielle Seignemartin – chant), Emilie (Emilie Mathey – batterie et chœurs) et Lucianne (Lucianne Wallace, guitare et chœurs) sont accompagnées d’un bassiste.

Mass Hysteria

Avec 28 ans de carrière au compteur, des albums culte comme Contraddiction, L’Armée des Ombres, Matière Noire ou Maniac, deux certifications Or et des dizaines de concerts gravés dans les mémoires, Mass Hysteria est sans conteste l’un des patrons du métal en France. Formé de Raphaël Mercier (batterie), Frédéric Duquesne (guitariste et producteur), Jamie Ryan (guitare), Yann Heurtaux (guitare) et Mouss Kelai (chant).

Tagada Jones

Déjà plus de 25 ans que Tagada Jones parcourt les scènes nationales et internationales avec son Punk-Hardcore. Le groupe a traversé 25 pays, produit 9 albums studio et brûlé les planches à plus de 1800 reprises ! Sans doute l’un des seuls combos Punk français à autant s’exporter en chantant dans sa langue natale. Tagada, c’est aussi une conscience sociale, un engagement politique et surtout une référence en termes d’indépendance. Dignes héritiers de la scène alternative française, ils sont reconnus par leurs prédécesseurs (Bérurier Noir, Parabellum, Shériff…) comme étant l’incarnation du « Do it yourself » français. Le groupe est formé de Jean Baptiste « job » Tronel (batterie), Nicolas « Niko » Giraudet (chant), Stef (guitare) et Waner (basse).

Ultra Vomit

Depuis 1999, le quatuor nantais fait rire la metalosphère en pastichant les plus grands du rock énervé avec technique et finesse : Rammstein, Iron Maiden ou encore Pantera, tout le monde y passe ! Résultat, grosse fessée sonore qui fend la poire !

 

Déroulé de la soirée

Il est très précisément 18 h 58 lorsque le quatuor Foxy Ladies attaque devant une salle déjà bien remplie. Le groupe termine son set avec le message militant #morewomenonstage à 19 h 42. Ce fut une sympathique découverte, locale qui plus est. On espère pouvoir les revoir bientôt sur scène !

À 20 h 05, la bande intro à coup de corne de brume à la Hans Zimmer démarre pour annoncer l’arrivée de Mass Hysteria. Les furieuses et les furieux (nom des fans du groupe, formant le fanclub L’Armée Des Ombres) sont ultra chauds et présents en force dans la fosse !

Nous avons eu droit à :

Ça va aller

Positif à bloc

Vae Soli

Notre complot

Nerf de Bœuf

Se brûler sûrement : début de la pyrotechnie sur la scène

Tout est poison

L’enfer des dieux : Chanson hommage à celles et ceux parties trop tôt victimes des divers attentats subits. Titre durant lequel le public a pu entonner en chœur « Si l’enfer des Dieux, c’est leur amour des hommes. L’enfer des hommes, c’est leur amour des dieux ! ».

Chiens de la casse (la pyrotechnie sur ce titre nous chauffe bien, même au niveau de la régie)

Puis c’est un retour en 1999, un temps où tout le monde jumpait : « Jump around, jump around, jump up and get down » sur Contraddiction (de l’album éponyme)

Arômes complexes : accroupissement et explosion du public !

Plus que du métal

Remerciements à Rage Tour et Mediatone ainsi qu’un coucou au Sylak.

Le titre final sera Furia, leur titre iconique.

À 21 h 07, c’est la fin du set qui était globalement très similaire à celui de leur tournée 2019 et uniquement formé de leurs plus gros tubes pour notre plaisir et celui d’un public acquis à leur cause !

À 21 h 30 environ, les membres de Tagada Jones attaquent en mettant le public À feu et à sang

Puis, Nous avons la rage

Je suis démocratie : « je ne suis pas Poutine, Je suis Charlie »

De l’amour et du sang

Le dernier baril

Les 4 éléments

Vendredi 13 : Hommage aux victimes du Bataclan et à leurs familles.

Zéro de conduite

Elle ne voulait pas

Cargo

Merci à la Halle, Mediatone et Rage Tour

De rires & de larmes

Nation to Nation

Le Feu aux poudres

Dernier titre dédié à leurs amis de tournée en tourbus : Mort Aux Cons

La salle entonne le la la laaaaaa mythique

Fin du set de Tagada Jones à 22 h 25

Il est plus de 22 h 40 quand Ultra Vomit rentre en scène pour clôturer cette fort belle soirée.

Ils démarrent par un classique « 1-2 check … Sont-ils là ? » puis le message « Le groupe procède à l’accordage de ses instruments » s’affiche sur l’écran géant LED de fond de scène.

22 h 46 Ultra Putain de Vomit attaque pour de vrai. « Ils sont supers sympas d’être ici ce soir » (message classique du groupe).

Quand j’étais petit, je n’étais pas grand

Mechanical Chiwawa

Une superbe transition avec le fameux « Whaooooo wanna fall in love » emprunté à Chris Isaak.

L’orchestre se présente : Matthieu Bausson, Jojo framboise (Flocos de son vrai nom Fabien Le Floch), Emmanuel Colombier alias Manard et Fœtus (Nicolas Patra). Puis, ils vérifient que le public a bien des doigts de métal et qu’il est capable de les lever dans les airs avant de lancer une salve d’applaudissements pour les groupes passés avant eux.

Ils enchainent avec Un chien géant (dédié à Tagada Jones).

E-Tron (Digital Caca)

Je ne t’es jamait autans aimer (sic)

Du black métal d’une « violence inouïte (les eskimos ?) » : Maïté Ravendark (La cantine et son démon Maïté, titre qui date de 2008)

Calojira

Takoyaki

Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, voilà Jésus ! Il sépare la mer, euh non la foule pardon, pour un wall of death Team Pipi vs Team Caca, bref un wall of chiasse sur Pipi vs Caca !

Boulangerie pâtisserie

La minute Manard ! N’ayez jamais trop d’ambition dans la vie 😉 enfin c’est juste pour faire marrer Fœtus. Jojo Framboise (Flocos) passe à la batterie et Manard nous chante Mylène Farmer : désenchanté (très mal chanté) !

Keken (« Lyon tu ne le sais pas encore mais tu es déjà saoul » ce qui était sans doute vrai pour certains dans le public)

Nous avons eu droit à un nouveau morceau avec Mouss 2 mass (Dédié au chanteur Mouss de Mass hysteria).

Ils refont mettre la salle accroupie pour lui qui vient les rejoindre sur scène ! Au cri « Furia », le public explose et ça devient Ultra Furieux !

À 23 h 33 ils attaquent La Bouillie

Puis Une souris verte (le désormais « fameux » tube grunté à l’Elysée)

La fin du spectacle arrive doucement avec les remerciements pour les techniciens qui ont travaillés sur ce spectacle.

I like to vomit

Puis c’est officiellement le dernier morceau, leur classique Je collectione les canards vivants, juste avant de sortie de scène. Mais, tels que prévisibles (?), ils reviennent pour Kamtar puis Évier métal !

La salle en demande encore et scande « Ultra Vomit », mais ils ne reviendront pas cette fois-ci.

Il est 23 h 55 et c’est donc la fin de leur set qui fut, comme Mass Hysteria, quasiment le même spectacle que celui avant pandémie compacté en une heure ce qui n’était pas déplaisant du tout et a permis de garder un rythme soutenu vu le nombre de titres proposés ce soir !

Voilà minuit qui sonne la fin de la soirée de concerts et journée à la Halle Tony Garnier pour nous (et donc pour vous).

Merci Mediatone, merci Rage Tour, merci aux équipes de la Halle Tony Garnier qui découvrait ce genre de nouveau format mix convention gratuite et concert payant et surtout, merci au public qui a été présent et sans qui le spectacle n’en aurait pas été un !

Le résumé de cette journée : Soutenez le spectacle vivant, allez en concert !

 

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Olivier

"La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil." - Friedrich Nietzsche