Quand Mikael Ferreira se confiait à nous…

Quand Mikael Ferreira se confiait à nous…

Nous sommes le 9 septembre 2021. Au temps jadis, quand Bastringue Corp s’appelait encore Concerts Rhône-Alpes, nous faisions des interviews un peu plus textuelles qu’à l’heure actuelle ! Nous avions, par exemple, interrogé l’excellent Mikael Ferreira que nous avons pu croiser hier soir du côté de Valence. L’article étant en cours d’écriture, nous avons jugé bon de republier cet entretien !

-> Bonjour, Mikael, si j’ai bien tout compris, tu côtoyais déjà le monde musical depuis un certain temps avant de te lancer comme auteur compositeur interprète. Qu’as-tu fait comme métiers durant cette période ?

Je me suis lancé en solo avec mon album Les Mots assassins en 2OO9, mais effectivement avant cette période, je travaillais déjà dans la musique notamment comme choriste au studio de Thierry Ardisson et Philippe Delmas, Ardistic , quelques voix pour Disney, je chantais dans les restaurants et les bars, c’était super et très formateur. Ensuite j’ai été Club Med artiste où je chantais chaque soir en piano bar etc. Puis j ai eu la chance d obtenir le rôle de la Bête dans une version de La Belle et la Bête avec Shirley et Dino.

-> Quand et de quoi est venue ta décision de devenir interprète ?

J’ai eu un grave accident en 2008 et suis resté longtemps en fauteuil. J’ai décidé, en réalisant que la vie pouvait se raccourcir, de me lancer puisque j’écrivais et je composais, mais surtout j’avais des choses à dire d’où le nom de mon premier album Les Mots assassins.

-> Quelle est la rencontre qui t’a le plus marqué ?

Celle avec Lara Fabian en Belgique lors d’un concert où elle est venue me voir chanter chez Nathalie Didden à Bruxelles.

-> Quel est le plus beau souvenir de ta carrière ?

J’en ai tellement… Mais on va dire mon premier concert solo avec 440 personnes dans la salle, pour moi ca reste impensable de me dire que ce soir-là toutes ces personnes allaient en concert voir Mikael Ferreira, je suis toujours émerveillé d’ailleurs même si ça parait dingue au bout de toutes ces années.

-> Et le pire ?

J’avais un concert à Lyon le soir de la finale de la coupe du monde, ne m’intéressant pas du tout au foot à cette époque j’avais pas réalisé ; personne n’est venu et je me lançais, ça a été très déstabilisant sur le coup mais heureusement j’ai toujours eu beaucoup d’humour, le soir même j’en riais .

-> Tu sors prochainement un clip sur le titre Je m’attends au tournant, une très belle chanson au demeurant, peux-tu nous en dire plus sur eux ?

La chanson est venue comme un cadeau. Philippe Béguin (auteur de Benabar et metteur en scène de Marianne James, entre autres) m’a fait parvenir ce texte au moment où je me posais beaucoup de questions sur mes aspirations, ma vision du futur, de la musique , de ce que je voulais faire ou plus faire… Et il a posé les mots exacts avec le recul que moi même je n avais pas. Au niveau du clip j’ai travaillé avec un réalisateur incroyable, Valentin Barnaud, et je peux dire que c’est très autobiographique car je n’en ai jamais autant révélé sur moi.

-> Je sais que tu prépares un album. Quels sont tes autres projets ?

L’album est un projet qui viendra fin avril je l’espère car nous devons gérer avec la covid, je projette de faire une jolie tournée dès que les restrictions le permettront et vais directement enchaîner sur le tournage d’un autre clip pour un titre qui sortira dans plusieurs semaines. Je suis également sur une comédie musicale Disney mais pareil, avec la covid nous attendons…

-> Tu es Drômois, qu’est-ce que tu préfères dans ce département, où aimes-tu te « ressourcer » ?

Je suis très amoureux de cette région, je trouve que valence offre un cadre de vie exceptionnel entre ville et grand village, les infrastructures de loisirs et culturelles sont nombreuses et varies c’est un cadre vraiment chouette, à 1 heure de Lyon, 2 de Paris en TGV… Mon repaire secret c est le
village de Mirmande, je suis amoureux de ce village qui est tellement beau et apaisant, j aime m’y balader, me poser pour lire un bouquin au soleil, flâner dans les vieilles rues…

-> Et dans la région Rhône-Alpes ?

Je suis un grand fan du village de Coucouron, j’ai de grands souvenirs familiaux là bas notamment avec mes frères et sœurs, c’est perdu, il y a un lac, des terrains de tennis et c’est la campagne, la vraie mais avec l’essentiel , je me ressource vraiment quand je suis là bas.

-> Nous en avons à peu près fini de cette entrevue. Nous te laissons donc le mot de la fin.

Je suis vraiment plein de gratitude pour ce que ce métier qui me fait vivre tant de choses et plus encore de l’accueil des professionnels et du public devant ce nouveau titre ; le public me manque et la scène aussi, vivement qu’un semblant de normalité revienne. Je suis né pour divertir et nous sommes des milliers en ce cas alors créer encore et sortir ce projet dans cette période c’est ma façon de lutter et d être solidaire.

Sylvain