SYLAK Open Air 2026 : Le Jour 3 (Dimanche 2 août)

SYLAK Open Air 2026 : Le Jour 3 (Dimanche 2 août)

Les portes ouvrent à 10 h 30 pour cette troisième et dernière journée du SYLAK Open Air. De mon côté, la fatigue commence sérieusement à se faire sentir après deux journées bien remplies, mais il faut déjà repartir.

À 11 h 10, direction le festival. À 11 h 25, me voilà installé contre la crash-barrière, à l’ombre, un café au lait à la main. Les premiers concerts vont bientôt commencer : c’est parti pour la dernière journée du SYLAK 2026 !

Si vous ne les avez pas lus, vous trouverez également dans nos colonnes mes reportages sur le jour 1 (vendredi 31 juillet) et le jour 2 (samedi 1er aout) du SYLAK 2026.

Au programme aujourd’hui

Comme hier, onze groupes sont au programme de cette dernière journée !

Ouverture des portes 10 h 30

  • 11 h 30 – 12 h 00 : Occult Hand Order
  • 12 h 30 – 13 h 00 : Pilori
  • 13 h 30 – 14 h 10 : Cage Fight
  • 14 h 40 – 15 h 20 : Reverend Beat-Man & Milan Slick
  • 15 h 45 – 16 h 30 : Misery Index
  • 17 h 00 – 17 h 45 : Slomosa
  • 18 h 15 – 19 h 00 : Agnostic Front
  • 19 h 30 – 20 h 20 : Terror
  • 20 h 50 – 21 h 40 : Orden Ogan
  • 22 h 10 – 23 h 10 : Dark Tranquillity
  • 23 h 50 – 01 h 00 : Black Label Society

Déroulé

Occult Hand Order

Trio lyonnais devenu récemment quartette avec l’arrivée de Clément Mozzone (Wormsand), Occult Hand Order développe un Post Doom à la fois massif et contemplatif, où les riffs pesants du Doom croisent les déploiements du Post-Rock et des textures plus éthérées. Après plusieurs sorties depuis 2019, le groupe a publié en avril 2026 Meaningless Monuments, un album aux accents plus lents et cinématographiques, traversé par des thèmes liés à l’effondrement intérieur, à l’apocalypse et à la quête de sens.

À 11 h 30, le quartette lyonnais ouvre cette dernière journée du SYLAK avec une musique qui n’a rien d’une mise en route en douceur. Tous en shorts et T-shirts pour affronter une chaleur déjà bien présente, les quatre musiciens installent immédiatement une atmosphère sombre et pesante. Sur scène, le bassiste placé au centre assure également le chant, tandis que l’un des guitaristes tient aussi les claviers et que l’autre participe aux chœurs.

Les riffs prennent leur temps, s’étirent et gagnent progressivement en ampleur. Le Post Doom d’Occult Hand Order ne se contente pas d’empiler les lourdeurs : les passages plus atmosphériques viennent aérer l’ensemble avant que les guitares ne reprennent leur charge.

À 11 h 53, le public participe pleinement à la conclusion. Les poings se lèvent en rythme, accompagnés de « Eh ! » collectifs, avant que le morceau ne s’achève sur un headbang général. Pas mal pour un dimanche matin !

À 11 h 59, le groupe remercie l’organisation et les bénévoles avant de quitter la scène.

Le set aura été sombre, énergique et surtout convaincant. Malgré l’heure matinale et la chaleur qui commence déjà à peser, le public a répondu présent. Et de mon côté, je suis resté contre la crash-barrière du début à la fin. Une très belle découverte pour commencer ce troisième et dernier jour du SYLAK.

Setlist

  • Sink
  • Brno
  • Novo Mesto
  • Gerlach

Merci à Hugo de me l’avoir transmise !

Pilori

Originaire de Rouen, Pilori développe depuis 2016 un Hardcore sombre et chaotique, traversé par le Crust, le Death Metal et le Grind. Le groupe revendique un spectre d’influences où se croisent Black Metal, Hardcore chaotique et Powerviolence, sans chercher à cloisonner les approches. Après À Nos Morts (2020) et Quand Bien Même L’Enfer et le Déluge S’abattraient sur Nous (2022), Sans Adieu, paru en avril 2026, prolonge cette esthétique abrasive et radicale.

À 12 h 30, les quatre musiciens de Pilori prennent la suite sur scène et ne semblent pas décidés à faire dans la demi-mesure. Le quartette rouennais déverse son Hardcore sombre et chaotique, entre Crust, Death Metal et influences Grind, dans une ambiance particulièrement abrasive. Le soleil est désormais bien installé au-dessus du festival, mais cela ne semble nullement refroidir les ardeurs du public déjà présent devant la scène.

À 12 h 53, les musiciens remercient le public et l’organisation avant de conclure par un surprenant « Passez une bonne soirée ! ». Un décalage horaire qui ne manque pas de me faire sourire.

Je dois toutefois reconnaître que, de mon côté, je n’ai malheureusement pas accroché. Le public, déjà nombreux malgré le soleil ardent, semble en revanche avoir largement apprécié la prestation. Et c’est aussi tout l’intérêt d’un festival comme le SYLAK : proposer suffisamment de styles et d’univers différents pour que chacun puisse trouver son compte, même lorsque l’un des concerts nous laisse personnellement de côté.

Cage Fight

Fondé à Londres en 2021, Cage Fight réunit le guitariste James Monteith (TesseracT), la frontwoman française Rachel Aspe, le bassiste Will Horsman et le batteur Nick Plews. Le quartette développe un Hardcore musclé, nourri de Metalcore, de Thrash et de Crossover, où riffs lourds et rythmiques percutantes accompagnent le chant abrasif d’Aspe. Après un premier album éponyme en 2022, le groupe a publié Exuvia en 2026.

La bande-son de Confined résonne à 13 h 30, avant que les quatre musiciens de Cage Fight n’entrent véritablement dans l’arène. À peine quelques minutes plus tard, la fosse est déjà en pleine agitation. La chaleur commence à monter sérieusement, mais cela n’empêche visiblement personne de venir chercher la bagarre.

À 13 h 37, Rachel Aspe interpelle le public avec : « Est-ce qu’on a des nostalgiques de Nâdiya la chanteuse ? ». Elle évoque un featuring entre Nâdiya et Benighted avant de faire monter sur scène Julien Truchan, chanteur de Benighted, arborant un T-shirt The Arrs. Le Français vient prêter sa voix à Pick Your Fighter.

Il ne faut pas longtemps pour que le pit s’embrase. Julien Truchan demande un Circle Pit et gratifie au passage le public de son fameux pig squeal, tandis que Rachel Aspe reprend rapidement les commandes.

À 13 h 41, elle remercie le public avant d’annoncer Death Stalker. Puis, quelques minutes plus tard, nouveau changement de registre. « Est-ce qu’il y en a ici qui aime Sybreed ? » Rachel demande alors au public de faire du bruit pour Ben, le second invité de l’après-midi.

Quelques instants plus tard, le chanteur rejoint à son tour la scène : « Salut tout le monde ! Ça va ? On a fait ce featuring un peu à l’arrache, soyez indulgents avec moi ! » Une entrée en matière qui contraste assez joliment avec la puissance sonore qui suit.

À 13 h 57, Rachel annonce un ancien morceau : « This is an old one ! ». Le Circle Pit reprend de plus belle et la chanteuse démontre à son tour qu’elle maîtrise parfaitement le pig squeal. Ce qui frappe surtout, au fil du set, c’est l’étendue de sa palette vocale : les screams les plus abrasifs côtoient des passages plus clairs, avec une maîtrise qui lui permet de varier considérablement les textures sans perdre en puissance.

À 14 h 02, le dernier morceau est annoncé : « It’s our last song ! We’re Cage Fight from fucking London ! ». Cinq minutes plus tard, le groupe remercie le public et propose une photo collective avec les festivaliers.

Le pit aura été déchaîné du début à la fin, malgré une chaleur déjà intense — et qui n’a pourtant pas encore atteint son maximum. Entre les deux invités, les Circle Pits et une prestation particulièrement énergique, Cage Fight aura clairement contribué à faire grimper encore un peu la température.

Je ne les avais encore jamais vus sur scène et ce fut une excellente découverte. Rachel Aspe confirme en live toutes les qualités vocales que l’on pouvait attendre de son parcours, tandis que le groupe sait parfaitement transformer ses compositions en véritables machines à faire bouger une fosse. Après Pilori, le contraste est radical : cette fois, j’ai clairement trouvé mon compte.

Et s’il fallait encore ajouter un peu de chaleur à cette journée déjà bien engagée, Cage Fight s’en est chargé avec application.

Setlist

  • Oxygen
  • Guillotine
  • Pick Your Fighter
  • Deathstalker
  • Un Bon Souvenir
  • One minute
  • The Hammer crush
  • Eating me alive
  • Pig

Merci au groupe de me l’avoir fait parvenir !

Le groupe en ligne

Les réseaux pour retrouver Cage Fight :

Reverend Beat-Man & Milan Slick

Reverend Beat-Man, figure de la scène underground bernoise, pratique depuis les années 1990 un Blues Trash nourri de Rock’n’Roll primitif, de Gospel et de Garage Punk. Face à lui, le jeune Milan Slick, né en 2004, apporte une écriture plus sombre et introspective, marquée notamment par Nick Cave et David Bowie. Leur rencontre, en 2020, a donné naissance à un dialogue musical entre deux générations, concrétisé en 2025 par l’album Death Crossed the Street.

À 14 h 40, changement radical d’ambiance sur la scène. Un son d’orgue s’installe dans l’air chaud du dimanche après-midi et le duo formé par Reverend Beat-Man et Milan Slick entre en scène. Deux musiciens seulement, mais un univers sonore qui ne manque pas de caractère.

« It’s the first time for us at Sylak », lance le Reverend à 14 h 45, avant d’entamer I Found Out. Le duo enchaîne avec Junkie Child, puis Seduce, annoncé sans détour comme du « fucked up Rock’n’Roll ». La formule est plutôt bien choisie pour décrire cette musique volontairement rugueuse.

À 14 h 53, le propos devient plus frontal encore. « AI is stealing our music. Fuck you Spotify ! » Le morceau qui suit porte un titre qui résume parfaitement leur position : Stick Your Algorithm Up Your Ass!. Impossible de faire beaucoup plus clair. Derrière l’humour provocateur, le duo affiche une véritable défiance envers les mécanismes de l’industrie musicale et les algorithmes qui prétendent désormais décider de ce que nous allons écouter.

À 15 h 03, une autre question fuse : « What is wrong with those people in this world today ? » Une interrogation qui pourrait presque résumer l’esprit de cette réjouissante prestation.

À 15 h 19, le duo pose pour une photo sous les applaudissements nourris du public, largement mérités.

Encore une très belle découverte pour moi. Ce mélange de Blues Trash et de Garage Punk m’a immédiatement rappelé des duos comme Ko ko mo, ou Knuckle Head, que j’avais récemment retrouvé au Plane’R Fest. Deux références qui permettent assez bien de situer ce que j’ai ressenti devant Reverend Beat-Man et Milan Slick : une musique brute, directe, un peu crasseuse, mais surtout terriblement vivante.

Et visiblement, je ne suis pas le seul à avoir apprécié. Après les assauts sonores de la matinée, ce détour par les racines les plus primitives du Rock aura offert au SYLAK une parenthèse aussi surprenante que bienvenue.

Misery Index

Formé à Baltimore en 2001, Misery Index conjugue Death Metal, Grindcore et une veine de commentaire social incisif. Né autour de Jason Netherton, ex-Dying Fetus, le groupe compte aujourd’hui sept albums studio et plus de 1 500 concerts dans 46 pays. Après Complete Control (2022), Misery Index a retrouvé le label Season of Mist et prépare un huitième album, annoncé pour 2027.

À 15 h 45, le changement d’ambiance est brutal. Après la parenthèse Blues Trash de Reverend Beat-Man et Milan Slick, place au Death Metal et au Grindcore de Misery Index. À 15 h 49, le chanteur et bassiste Jason Netherton lance un sobre « We come in peace ! », avant que le groupe ne déverse immédiatement sa violence sonore sur le SYLAK.

Les blasts s’enchaînent, les riffs claquent et la double grosse caisse impose son rythme avec une précision métronomique. Misery Index ne cherche visiblement pas à ménager le public : les Américains déroulent un Death Metal massif et particulièrement compact, entre accélérations furieuses et passages plus groovy.

À 16 h 22, Jason Netherton annonce qu’il ne reste plus que deux morceaux : « We have two songs left ! It’s been a pleasure ! ». Le groupe attaque alors The Great Depression, nouveau déluge de double grosse caisse et de riffs particulièrement incisifs.

À 16 h 30, tout s’arrête aussi brutalement que cela avait commencé. Pas de long discours ni de rappel : fin nette et sans bavure.

Comme vous l’aurez sans doute compris en me lisant depuis le début de ce reportage, le Death Metal est loin d’être mon genre de prédilection. Je n’ai donc pas réellement réussi à entrer dans le set de Misery Index. Cela ne m’empêche pas de reconnaître une prestation techniquement parfaitement maîtrisée, avec une formation particulièrement carrée et un public manifestement conquis.

Slomosa

Originaire de Bergen, Slomosa revendique un « Desert Rock » paradoxalement né dans l’un des pays les moins désertiques au monde. Depuis 2016, le quartette norvégien (Benjamin Berdous, Marie Moe, Tor Erik Bye et Jard Hole) croise les riffs massifs du Stoner Rock, des mélodies aux accents Grunge et une énergie Punk. Avec Tundra Rock (2024), son deuxième album, le groupe affine ce qu’il nomme lui-même le « Tundra Rock ».

À l’heure, sous le soleil et dans la poussière, Slomosa semble presque avoir été programmé pour cette heure et ces conditions. Les Norvégiens déploient leur « Tundra Rock » avec une aisance qui colle parfaitement à l’atmosphère du moment : des riffs lourds, une bonne dose de fuzz et cette capacité à alterner passages plus nonchalants et accélérations plus nerveuses.

Et, pour être honnête, j’ai rapidement cessé de prendre des notes. Pris par le set, la chaleur et la poussière qui s’élèvent devant la scène, je me suis simplement laissé porter par leur musique. C’est sans doute le meilleur indicateur possible : Slomosa m’a convaincu sans avoir besoin d’en faire davantage.

Le public semble partager cet enthousiasme. La file devant le stand de merchandising ne désemplit pas, y compris pendant le concert suivant, preuve que le passage des Norvégiens n’a laissé personne indifférent.

Un set particulièrement convaincant, qui confirme sur scène tout l’intérêt de leur approche du Stoner et de ce fameux « Tundra Rock ».

Agnostic Front

Fondé à New York en 1980 autour du guitariste Vinnie Stigma, Agnostic Front figure parmi les groupes fondateurs du Hardcore Punk new-yorkais. Porté par Roger Miret au chant, le groupe a marqué le genre avec la radicalité de Victim in Pain (1984), avant d’explorer le crossover avec Cause for Alarm (1986). Son influence sur plusieurs générations de groupes, à New York comme ailleurs, reste considérable.

À l’heure, les New-Yorkais d’Agnostic Front prennent possession de la scène avec une entrée à leur image : d’abord New York, New York de Frank Sinatra, puis le thème de The Good, the Bad and the Ugly, avant que l’introduction du groupe ne lance véritablement les hostilités. Il ne faut alors que quelques minutes pour que la fosse s’anime : à 18 h 33, le Circle Pit est lancé.

Avec Roger Miret au chant et Vinnie Stigma à la guitare, les deux figures historiques du groupe rappellent rapidement pourquoi Agnostic Front demeure l’un des piliers du Hardcore new-yorkais. Pas question ici de jouer les vétérans contemplatifs : le groupe attaque avec cette énergie brute et directe qui a contribué à façonner le NYHC, tandis que le public répond présent devant la crash-barrière.

À 18 h 39, Roger Miret dédie For My Family : « This is for my family, for my friends ! », avant de poursuivre cette démonstration de Punk Hardcore sans fioritures. Et lorsque résonne le fameux « Hey ho, let’s go ! », le public comprend immédiatement ce qui l’attend : Blitzkrieg Bop, la reprise des Ramones, vient conclure le set dans un dernier déferlement collectif.

Photo de groupe, puis retour à New York avec My Way de Frank Sinatra en bande-son. C’est clair qu’ils ne sont pas venus épiler les framboises : les papys du Hardcore ont imposé leur style à grands coups de tatanes dans la gueule, avec une énergie qui force le respect.

Terror

Formé à Los Angeles en 2002 autour du chanteur Scott Vogel, Terror s’est rapidement inscrit dans le courant le plus physique du Hardcore américain. Entre Punk frontal, rythmiques lourdes et touches de Thrash Metal, le groupe a construit une discographie dense, de Lowest of the Low à Pain Into Power, tout en multipliant les tournées. Une trajectoire placée sous le signe de l’intensité et d’une fidélité constante aux codes du Hardcore.

Après leur passage au SYLAK en 2024, resté dans les mémoires pour un set particulièrement écourté, Terror revient à Saint-Maurice-de-Gourdans avec un petit passif à solder. Cette fois, le groupe de Los Angeles ne tarde pas à dissiper les éventuelles inquiétudes : après Still D.R.E. de Dr. Dre en bande-son, les hostilités démarrent à 20 h 33 et le Hardcore californien s’abat immédiatement sur la fosse.

À vrai dire, il m’est rapidement devenu impossible de prendre des notes. Avec une fosse pleine à craquer et un pit qui s’étend largement au-delà de la régie, mieux vaut profiter du spectacle que tenter de chronométrer chaque morceau. À 20 h 07, Scott Vogel réclame à plusieurs reprises au public de se rapprocher : « Come closer ». Une invitation qui n’avait pourtant guère besoin d’être répétée, tant la foule était déjà massée devant la scène.

À 20 h 14, le set s’achève. Et cette fois, contrairement à 2024, Terror a bien rempli son créneau. Surtout, le groupe a livré exactement ce que l’on pouvait attendre de lui : un concert physique, direct et sans temps mort, transformant la fosse en véritable champ de bataille.

Impossible donc de vous en dire beaucoup plus sur les détails du set. Mais lorsque la meilleure façon de prendre des notes consiste finalement à ranger son téléphone pour ne pas manquer l’action, c’est sans aucun doute que le concert a parfaitement rempli son rôle !

Setlist

  • Pain Into Power
  • Spit My Rage
  • Stick Tight
  • Still Suffer
  • One With The Underdogs
  • Overcome
  • Destruction Of My Soul
  • Hard Lessons
  • Can’t Help But Hate
  • Fear The Panic
  • Always The Hard Way
  • Lowest Of The Low
  • The 25th Hour
  • Keep Your Mouth Shut
  • Keepers Of The Faith

Source : photo que j’ai pu avoir juste après le concert

Orden Ogan

Originaire d’Arnsberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne), Orden Ogan évolue depuis 1996 dans un Power Metal à la fois massif et mélodique, enrichi d’éléments Folk et Progressifs. Porté par le chanteur et multi-instrumentiste Sebastian « Seeb » Levermann, le groupe développe un univers sombre où les récits fantastiques côtoient des arrangements orchestraux et des refrains amples. Sa discographie compte notamment Vale, Gunmen, Final Days et The Order of Fear.

Après la déferlante de Terror, changement radical d’atmosphère. À 20 h 50, Orden Ogan investit la scène dans une ambiance nettement plus grandiose, portée par des lights qui prennent rapidement une dimension théâtrale.

« Bonsoir mes amis !», lance Sebastian « Seeb » Levermann, avant de prévenir avec humour : « This is all my French, so goodnight my friends. » Puis c’est : Come With Me (To The Other Side).

Inferno enfonce le clou quelques minutes plus tard, accompagné de gerbes d’étincelles qui accentuent encore le caractère spectaculaire de la prestation. Heart of the Android poursuit sur cette lancée, avant que Seeb ne sonde l’état de forme du public : « My friends, are you still awake ? » À entendre la réponse, le Sylak l’est encore largement.

Le groupe enchaîne alors The Order of Fear, Gunman et Let the Fire Rain, avant de réserver son dernier titre à un exercice collectif. Sur The Things We Believe In, Seeb demande au public de répondre « cold, dead and gone » lorsqu’il lance « And so we are ». Un dernier refrain repris par une foule qui ne demande visiblement qu’à participer !

À 21 h 39, les remerciements mettent fin au set, avant que Fields of Sorrow ne prolonge encore quelques instants cette atmosphère épique. Les musiciens saluent longuement le public.

Je ne m’attendais vraiment pas à un tel spectacle. Épique, grandiose, magnifique : Orden Ogan m’a complètement embarqué, au point de ne pas voir passer les cinquante minutes de leur prestation.

Setlist

  • F.E.V.E.R.
  • Conquest
  • Come With Me (To The Other Side)
  • Inferno
  • Heart Of The Android
  • The Order Of Fear
  • Gunman
  • Let The Fire Rain
  • The Things We Believe In

Source : photo que j’ai pu avoir juste après le concert

Dark Tranquillity

Formé à Göteborg au début des années 1990, Dark Tranquillity figure parmi les groupes fondateurs du Melodic Death Metal suédois. Porté depuis 1993 par le chant de Mikael Stanne, le groupe a développé au fil de quatorze albums une approche où riffs incisifs, mélodies de guitare et claviers atmosphériques cohabitent avec une certaine souplesse. Son dernier album, Endtime Signals, est paru en 2024.

À 22 h 13, Dark Tranquillity prend possession de la scène avec un « Nice to see you guys ! » qui lance un set carré, aussi bien musicalement que visuellement. Les lights sont particulièrement soignés et certains riffs, accompagnés par les claviers, apportent même par moments quelques petites sonorités 80’s plutôt agréables.

Le public répond présent tout au long du concert, tandis que les Suédois déroulent leur Death Metal mélodique avec maîtrise.

À l’approche de la fin, Mikael Stanne adresse quelques mots au public : « It was an honour to play here in France, we can’t wait to come back, see you guys again ! », avant d’annoncer Misery’s Crown, dernier morceau du set.

À 23 h 09, les derniers « Thank you, thank you » retentissent avant que le groupe ne quitte la scène, la bande-son du dernier titre accompagnant la fin du show.

Un concert carré, musicalement comme visuellement, avec des lights aux petits oignons. Mais ça reste du Death Metal et, une fois encore, je n’ai pas vraiment réussi à rentrer dedans.

Setlist

  • The Wonders at Your Feet
  • Unforgivable
  • Cathode Ray Sunshine
  • Atoma
  • Nothing to No One
  • Terminus
  • Not Nothing
  • Punish My Heaven
  • Phantom Days
  • Lost to Apathy
  • Therein
  • Misery’s Crown

Source : photo que j’ai pu avoir juste après le concert

Black Label Society

Fondé à Los Angeles en 1998 par Zakk Wylde, Black Label Society s’est construit autour du guitariste et chanteur, longtemps associé à Ozzy Osbourne. Le groupe mêle Heavy Metal, Hard Rock et influences blues et Southern Rock, avec des riffs massifs, des grooves appuyés et une place centrale accordée à la guitare. Depuis Sonic Brew (1999), sa discographie témoigne d’une ligne artistique fidèle à ces fondamentaux.

Il est 23 h 45 lorsque Whole Lotta Sabbath, le mashup de Wax Audio mêlant Led Zeppelin et Black Sabbath, résonne sur le site. Cinq minutes plus tard, les cloches de Funeral Bell annoncent l’arrivée de Black Label Society. Des riffs commencent à gronder tandis que le batteur s’installe, puis Zakk Wylde et les autres musiciens prennent possession de la scène.

D’emblée, le décor donne le ton : un impressionnant mur d’enceintes, des crânes empilés autour du pied de micro de Zakk Wylde et une scénographie qui assume pleinement son esthétique très 80’s. Musicalement aussi, le Heavy Metal du groupe puise dans les racines de Black Sabbath, avec des riffs massifs et cette place centrale laissée à la guitare.

Name in Blood, puis Destroy & Conquer font monter la puissance, avant que le groupe ne réserve Stillborn à la conclusion. Le morceau s’achève officiellement vers 0 h 51, mais Black Label Society laisse encore les dernières notes s’étirer pendant près de deux minutes, uniquement sur le sustain, sous les applaudissements nourris du public.

Puis, comme un clin d’œil à cette longue journée, New York, New York résonne une nouvelle fois dans les haut-parleurs. Un gros show pour terminer en beauté ce troisième jour et ce SYLAK 2026 !

Nous aurons la possibilité de revoir Black Label Society à Lyon le 8 avril 2027 : le groupe ouvrira ce soir-là la Halle Tony Garnier pour la tournée d’adieux de Megadeth.

Setlist

  • Funeral Bell
  • Name in Blood
  • Destroy & Conquer
  • Love Unreal
  • Heart of Darkness
  • Set You Free
  • Fire It Up
  • Suicide
  • Stillborn

Source : photo que j’ai pu avoir juste après le concert

Conclusion Jour 3 et des 3 jours

Trois jours, une trentaine de groupes, beaucoup de décibels, de poussière, de mousse et, surtout, de très nombreux bons moments. Il est temps de refermer cette édition 2026 du SYLAK Open Air.

Un grand merci aux organisateurs, qui permettent une nouvelle fois à ce festival de conserver son identité et son ambiance si particulières. Merci également à tous les bénévoles et techniciens, avec une mention spéciale pour la Team Bar et la Team Licorne, toujours au rendez-vous et d’une efficacité sans faille devant les crash-barrières pour réceptionner les nombreux slammers. Merci aussi à la sécurité et à toutes les petites mains, parfois invisibles, qui œuvrent avant, pendant et après les concerts pour que tout puisse fonctionner.

Sans toutes ces personnes, pas de SYLAK. Alors, tout simplement : merci à toutes et à tous !

Trois jours qui s’achèvent avec la tête pleine de musique et quelques courbatures…

Et vous, lecteur qui est arrivé jusqu’ici :

N’oubliez pas : sans public, pas de spectacle vivant !

À l’an prochain ?

Retrouver le festival en ligne

Les réseaux pour suivre le SYLAK Open Air :

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Olivier

"La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil." - Friedrich Nietzsche